Arch. de Florence, Provvisioni, XII, c
9. Cependant, en 1332, Charles devait encore les gages de plusieurs che-
valiers, et les sommes empruntées pour cette expédition, R. D., I, XXIIL, etc.
le voyons occuper cette période à négocier avec les Véniüens !, et à entreprendre une guerre contre Pistoie ?, qui refusait de recevoir les Guelfes bannis5, et avait reçu, comme Pise et Arezzo, les Gibelins bannis de Florence #, Là encore, Charles se fit payer ses services ?, Il fut d’ailleurs aidé par les habitants de Lucques, qui fournirent 1.500 hommes à pied et 800 cavaliers et le rejoignirent à Montemagno 6, Dino nous dit que l’armée des alliés était « assez mal ordonnée? », mais le chroniqueur de Pistoie dit au contraire que c'était la plus belle armée que Charles eût vue depuis longtemps 8. En tout cas, pendant onze jours les troupes gibelines pillèrent et brûlèrent les environs de Pistoie : puis, ayant échoué devant la vigoureuse défense de la ville, les alliés se séparèrent, les uns pour assiéger Serravalle, les autres Piano di Tre-Valle ?.
Charles abandonna les Florentins au siège de ce dernier chàteau et les laissa continuer cette guerre, aidés des Gibelins de Sienne, Prato, Volterra, San Miniato et San Gimignano!, et rentra à Florence par Prato, où séjournait Catherine de Courtenay !!. Charles de Valois quitta enfin Florence le 4 avril 1302, pour aller à Naples !?, laissant les Gibelins maïtres de la ville, où ils
1. « À monseigneur Jehan du Pont et au confessor madame l’emperriz que l’en envoia de Florence au commun de Venise pour ambassaderie Lx 1. p. forz. » Compte de l'Orient, B. E. C., 1890, p. 69.
2. Chronique de Parme, Muratori, IX, c. 842; Pertz, XVII, p. 725; Monumenta Parmensia el Placentina, p. 109; Dino, I, p. 225 ; Villani, Muratori, XILL, ec. 375 ; Istorie Pistolesi, Muratori, XI, c. 379; Pieri, o. c., p. 72.