Ibidem
4. G. Guiart, 1. F., XXII, p. 242; Chronicon Siciliæ, Muratori, XI, e. 860 ; Marca Hispanica, e. 708.
5. Chronicon Siciliæ, Muratori, XI, c. 860 ; G. Guiart, H. F., XXII, p. 242.
6. Chronicon Siciliæ, Muratori, XI, ec. 860; Marca Hispanica, ce. 708. Nous suivons ici le Chronicon Siciliæ qui date le traité du 29 août et auparavant donne #3 et 18 jours de siège devant les places de Sciacca et Coriglione.
7. Chronicon Siciliæ, Muratori, XI, c. 860; Marca hispanica, ce. 808.
8. Chronicon Siciliæ, Muratori, XI, c. 860 ; Muntaner, p. 413, éd. Lanz, p. 354; Marino Sanudo, p. 48 ; G. Guiart, H.F., XXII, p. 242, Ce dernier dit que la ville fut prise.
9. Sur l’ordre de Charles IT, le 25 juillet 1302, 500 onces en carlins d’argent, Arch. de Naples, Reg. Ang., 125, fo 460 ro.
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| L' EXPÉDITION D'ITALIÉ 83
du royaume de lui obéir dans tout ce qu'il commanderait ; cet ordre fut adressé spécialement à Robert, duc de Calabre, et à Roger de Loria !. Qu'un tel ordre ait été nécessaire, cela permet peut-être de supposer une certaine mésintelligence entre Charles de Valois et ses lieutenants. Pour bien marquer que c'était Charles qui devait commander, c'était à lui que le roi demandait, sans l'y obliger, de relâcher Pietro Parilin et Guglielmo Saeri, marchands de Savone, dont les navires avaient été saisis, et de ne pas tracasser les marchands, « car il serait d'un bon exemple de laisser passer les marchands sans les molester et les piller? ». Le 10 août, Charles IT adressait une demande semblable en faveur de Bartholomeo Gualandello, citoyen de Pise, dont Renier Grimaldi avait saisi la téride chargée de vivres et de victuailles, alors qu'il allait de la Sardaigne à Pise?
Le siège trainait en longueur et les maladies ravageaient l'armée au point de l’avoir réduite de moitié # : elle souffrait du climat, et surtout du genre de guerre qu’elle avait à soutenir. En effet, de l'avis de tous les chroniqueurs français ? et de Villani 6, Frédéric IIT, incapable de résister en rase campagne ou sur mer contre un ennemi très supérieur en nombre, avait résolu de le Iasser
par une sorte de guérilla, en défendant les châteaux, et en pillant
. Circulaire royale du 29 juillet 1302, Reg. Ang., 419, fo 319 r°. . 2 août 1302, Reg. Ang., 125, fo 67 vo.
. 40 août 1302, Reg. Ang., 119, fo 329 vo.
4. D'après Marino Sanudo, p. #8. Muntaner dit qu'il ne restait que 500 cavaliers. En tout cas, Charles IT paya à Ch. de V. 7.698 onces pour les chevaux morts pendant cette campagne, Reg. Ang., 126, fo 571 r°, P.J., n° VIT.
5. Ch. de Saint-Denis, H. F., XX, p. 672; Nangis, XX, p. 587; G. Guiart, XXII, p. 242:
6. « Si misse a fare co’ suoi Catalani guerra guerreggiala a messere Carlo, andandogli fuggendo inanzi di luogo in luogo, et tal’ hora di dietro ad impedir li le vittuaglie, per modo che in poco tempo sanza acquistare terra neuna di rinomio, se non Termole, messere Carlo et sua gente furono per malattia loro, et di loro cavalli, e per diffalta di vittuaglia, quasi stracchi. » Villani, Muratori, XIII, c. 378.
les convois. Dans un pays comme la Sicile et avec des troupes aragonaises, cette guerre était facile et devait être désagréable pour Charles de Valois. Il est probable, cependant, que Charles de Valois ne fut pas, comme on l’a dit !, réduit à la dernière extrémité, car, en ce cas, Frédéric III n'aurait pas signé un traité qui impliquait sa renonciation à tout droit sur la Sicile, pour ne lui en laisser que l’usufruit. La cour de Rome trouva ce traité trop avantageux pour lui. Et en effet, si Frédéric IT harcelait Charles de Valois, celui-ci, sauf deux échecs devant des châteaux, pouvait parcourir à sa guise, piller et exploiter sans danger toute la Sicile : ces ravages dans un pays riche auraient très vite lassé les Siciliens de cette guerre à l'aragonaise.
Frédéric III était donc dans le cas de désirer la fin de cette guerre encore moins heureuse pour lui que pour les Angevins, au moment où Charles de Valois allait être amené à quitter le parti du pape et de Charles IT. Deux raisons expliquent le départ de Charles : d’une part le désastre de Courtrai (11 juillet), qui dut l’émouvoir vivement. Philippe le Bel le rappela au nom de la promesse faite au départ ?. D'un autre côté, un violent conflit venait d’éclater entre le roi et Boniface VIII >; dans ces conditions, la situation de Charles de Valois devenait très difficile ; or, il voulait ménager tout le monde, car il avait besoin de tous en Orient. Deux chroniqueurs disent qu'il traita avec Frédéric sans consulter même Robert de Calabre 4; comme le traité resta longtemps en suspens avant d’être ratifié, il est assez vraisemblable que Charles a, en cette circonstance, sacrifié les intérêts des Angevins. Charles et Frédéric eurent une entrevue secrète ?