Gaston-Victor Gerhardt, mort à Paris le 20 mai
LES DOCTRINES DE (iERHARDT AU CANADA 167
cations avec Tespoir trattirer sous cette forme condensée Tattenlion lie nos chimistes et les induire ainsi à lire eux-mêmes votre Précis...
Je viens de terminer un court traité de chimie organique pour .servir de mémento au cours professé par M. le professeur Silliman au Collège de Yale. J'ai entièrement mis de côté les théories dualistiques et adopté celles que vous avez créées et que M. le professeur Silliman a adoptées lui-même après longues réflexions. 11 existe chez nous* une sorte de bigoterie aveugle qui retarde grandement le progrès de la philosophie chimique, et qui contraste singulièrement avec la liberté de pensée el Tesprit d'examen si caractéristiques chez mes compatriotes.
L'enseignement de Giessen règne en maître. Un monsieur cpii vient de terminer ses études, suivies pendant longtemps î\ celte École, m'a affirmé avoir lu avec infiniment de plaisir et de profit ma notice sur votre grand ouvrage, et que c'est alors seulement qu'il a eu les premières notions des idées de l'École française! Telle est l'éducation scientifique de Giessen.
11 est assez évident, du reste, que le caractère du ^rand maître do Giessen était fait pour maintenir raulorilé d'une 4)rthodoxie scrupuleuse dans son domaine et éviter l'éclosion d'hérétiques du genre de Gerhardl.
Quoi qu'il en soit, la vérité ne perd pas ses droits, el, si lentement qu'elle marche, elle n'en progresse pas moins, mais il est étrange de constater que l'enseignement de Gerhardt date (le 18i7 au Canada, et qu'il est ii peine d'hier dans l'Université française.
l. Et en France donc î