LAURENT ENVOYÉ A HYÈRES
faut bien le lire faute d'autre. Mais je veux bien que le diable nVemporte si je me doute de ce que Ton pense dans les régions non officielles. La bourgeoisie et le peuple sont donc complètement ralliés à Napoléon.
11 paraît que tout le monde est dans la jubilation et que réellement les rouges devaient tout exterminer cette année-ci
Et votre boutique, comment va-t-elle?
C'est plus rude à mener que vous ne le pensiez. Eh bien! pouvezvous maintenant me donner un traitement de 4 à 5.000 francs?
Quand je pense que vous vouliez répartir les bénéfices même entre les élèves!
Que devient la chimie? Y a-t-il du nouveau? Si vous n'avez pas le temps de me répondre, mettez votre plume entre les doigts dllautefeuille, et dites-lui de m'écrire une longue lettre, afin de m'instruire de ce qui se passe à Paris, car, je vous le répète, je ne m'en doute aucunement. Je compte rester ici pendant six semaines. J'irai dans la Côle-d'Or, où je passerai un mois. De là, je compte retourner à Paris.
Ce retour à Paris provoqua une crise terrible, dans laquelle le pauvre Laurent faillit passer. Le 18 juin, on lui fit une ponction qui le soulagea, mais telle était sa faiblesse que personne ne pouvait le voir, pas môme son ami intime. Cependant, il se remit et, h l'élonnement de tous, reprit ses travaux de cabinet. Il présenta même des mémoires à TAcadémie (20 septembre, 2 novembre et 22 novembre 1852).
Gerhardt avait réellement besoin de repos : dans les trois Gorhardt mois qui avaient suivi son succès h Tlnstitut, il avait continué chancei,àUrioi
de faire lui-même ou faire exécuter les expériences qui réalisaient un nombre considérable des corps nouveaux prévus par sa découverte. En outre, il poussait avec activité la rédaction de son livre :
Depuis ma dernière lettre* (à Chancel), j'ai environ 1,100 feuillets tout prêts pour l'impression. J'ai fini à peu près la série formique et la série acétique; je ne veux faire les généralités qu'après avoir rédigé le reste des corps sériés. Les idées viennent pendant la rédac-