Lettre de Gerhardt à Chancel, du 28 novembre
C G..., Traité de chimie organique de Berzélius, Mon offre fut agréée, et à Theure qu'il est, Taffaire est signée sur papier timbré.
Laurent pense que si le pauvre Berzélius avait pu se douter que ce serait moi qui me servirais un jour de son nom, il serait mort huit jours plus tôt!
Cependant, en fait, le nom de Berzélius ne panit pas au frontispice du Traité de Gerhardt; celui-ci s'en explique dans sa préface :
J'ai cru, dit-il, de mon devoir de respecter le travail de cet* illustre maître, tel qu'il la composé et publié de son vivant. Il offre un ensemble de doctrines qui conserveront leur intérêt historique. Mais, depuis une dizaine d'années, des changements si profonds se sont opérés dans les idées générales, qu'il m'a paru impossible de me conformer à la marche suivie par Berzélius dans sa Chimie organique.
La découverte des acides anhydres ou mieux des anhydrides Los acides par Gerhardt continuait h défrayer l'opinion des savants en savants
Europe^ elle ne laissait pas que d'imposer de sérieuses méditations sur la solidité des anciennes théories :
Que pensez-vous des travaux de M. Gerhardt, écrivait Ilofmann à Cahours*. Ce sont véritablement des choses extrêmement intéressantes, qui ne tarderont à introduire des modifications très graves dans notre manière de voir.
Gerhardt recevait des témoignages extrêmement flatteurs pour lui, de cet intérêt considérable attaché à sa brillante découverte.
L'explication des réactions, disait Williamson dans une conférence à la Société royale de Londres *, consiste dans la combinaison de deux niodes de raisonnement, développés séparément par deux écoles, et pendant nombre d'années progressant indépendamment l'une de Tautre. Gerhardt, dont les recherches et les écrits ont contribué d'une manière importante au progrès de la doctrine des types, croyait autrefois que les vérités qu'il apercevait de ce point de vue étaient incom-