Traduction
CnARLES OERDARDT. 16
'2i'2 LA ME DE CHARLES GERHABDT
Une triste et profonde injustice des hommes recevait sa conclusion : les privations de toute espèce, matérielles el morales, le chagrin de l'impuissance à dominer Tégoïsme et la malignité du monde, avaient fini par terrasser un tempérament robuste, mais usé h fond par le malheur. Laurent s'éteignait le 23 avril 183*3!
Quoique depuis longtemps préparé à ce triste événement, écrivait (ierhardt à Chancel*, la mort de Laurent ne m'en a pas moins vivement affecté. Je ne sais ni pourquoi ni connnent, je ne lai apprise ((ue dix heures avant son enterrement, comme vous, par une simple lettre de faire part : c'était un samedi soir, à minuit ou une heure du matin. L'enterrement a été bien triste, vingt ou trente pei'sonnes seulement, pas un mol sur la tombe!
Dés que cette nouvelle fut connue en Angleterre, Williamson écrivit à Gerhardt pour lui exprimer ses sentiments sur cette grande perte :
J'ai reçu lundi la triste nouvelle de la mort de Laurent*, et j'ai immédiatement fait suivre à Faraday et A Graham les notes qui l'accompagnaient. Nous sentons tous profondément la perle que subit la science par le départ de cet esprit supérieur. Il existe, je crois, un sentiment général de regret que ceux qui dans ce i>ays-ci étaient le mieux à même d'apprécier ses hautes qualités n'ont pas suffisamment agi p ur en répandre la renommée dans la mesure qu'elles méritent'. Je suis désireux de publier aussitôt que possible une notice de sa vie el de ses principaux travaux. Vous êtes évidemment plus que personne au courant des détails de son existence el je vous serais extrêmement reconnaissant de me fournir aussitôt qu'il vous sera possible une esquisse rapide des faits principaux.
Gerhardt répondit aussitôt * en lui envoyant un résumé de la