‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 171 sur 274 · POLÉMIQUES AVEC WURTZ · texte numérisé non relu

POLÉMIQUES AVEC WURTZ

Paris, Chancel,de Montpellier, Pasteur*, de Lille, Malaguti, do Rennes, sans compter Graham, Williamson, Bernhard, Erdmann, Kekulé*, etc., de l'étranger, trouvaient un accueil où la cordialité du maître de la maison, Taimable vivacité de son caractère ne le cédaient en rien à la valeur de ses propos scientifiques.

Gerhardt jouissait alors de l'apaisement qui s'était produit dans les grandes discussions où, à la vérité, sa réputation avait grandi, et qui avait amené une détente marquée dans les relations personnelles entre savants. C'était aussi le moment où les premiers fascicules de son grand Traité venaient de paraître, et il avait lieu d'être très satisfait de l'impression produite :

Ce malin, écrivait-il à sa femme le 20 septembre ^, j'ai porté ma seconde livraison à M. Flourens qui m'a fait l'accueil le plus gracieux. 11 m'a dit spontanément qu'il croyait mon livre susceptible de

1. Pasteur (Louis), né à DÔIe Je 27 décembre 1822, mort à Paris le 28 septembre 1895.

Entré à l'École normale en 1843, puis agrégé des sciences en 1847, il fut, en 1848, nommé professeur de physique à Dijon et, au bout de trois mois, suppléant de Persoz à Strasbourg. Titulaire en 1852 de la chaire de chimie de cette ville, il fut chargé, en 1854, de créer la Faculté des sciences de Lille, en qualité de doyen. En 1857, il vint à Paris comme directeur des éludes scienliûques de TÉcole normale jusqu'en 1867. Membre de l'Académie des sciences (section de minéralogie) en 1862.

Louis Pasteur, en dirigeant ses recherches sur le mécanisme des fermentations, a fait des découvertes de premier ordre qui l'ont conduit à créer la science microbiologique et à des résultats qui lui assurent Tune des premières places comme bienfaiteur de l'humanité.

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