‹ Charles Nodier, naturalisteChapitre 21 sur 61 · P. cervus. Le Grand Cerf-volant · texte numérisé non relu

P. cervus. Le Grand Cerf-volant

Long. 21 lignes. Larg. 7 lignes P. fuscus, cornubus duobus mobilibus, aspice (sic)

bifurco, intus ramo denticidisque instructus. Locus. Habitat, silvas et prtecipue ilices.

Nodier suit pas à pas l'on virage de Fourcroy ; il en reproduit la classification générale, emploie le même numérotage des ordres, des articles et des genres ; mais il ne traduit que les genres renfermant des espèces nouvelles de Fourcroy ou celles qu'il a cru reconnaître lui-même ; ces deux catégories d'espèces forment une sériation unique et continue dans chaque genre.

(1), (2) Pour Fourcroy et Geoffroy, voy. plus haut, Chap. V, §1, p. 60

— i^lS —

On remarque cependant que Nodier a quel(|uefois introduit, probablement par inadvertance, plusieurs espèces de VEntomologia qui n'y sont pas précédées de l'astérisque caractéristique; par ex. la Vnllelte b.euâtre (Fourcroy, p. 27, n" 6), la Mélolonthe cuivreiKc (p. 71, n" 6), les Capricornes comprimé et nébulcvx (p. 76, 77, n°' 11 et 13), la Lepture brune (p. 86, n° 26), la Galériique à 4 taches (p. 104, n° 8), les Chiysomèles ferrugineuse^ géminée^ antique, suturée, tulipe (p. 410, 111, n"^ 21. 22, 24, 25, 26), le Charançon fascié (p. 133, n" 59), VAnlliribe bigarre (p 135, n^' 12).

Il a oublié, par contre, quelques-unes des nouveautés de Fourcroy : Crioceris spinosissima (p. 96, n" 7), Coccinella testudinaris (p. 151, n° 27), etc.

Enfin Nodier n'adopte pas les noms français, noms vulgaires ordinairement, donnés par Fourcroy ; il traduit littéralement le nom latin : « Platycerus, le Gert'-volant « de Fourcroy devient, par exemple, « Le Platycère ».

Pour ces espèces on n'a pas la preuve que Nodier les ait toutes observées lui-même dans la Franche-Comté ou dans les cabinets de Ghantrans et de Luczot.

II. Les descriptions des insectes qu'une astérisque du manuscrit de Nodier signale comme « non décrits par Fourcroy ». et dont plusieurs sont probablement ceux que notre jeune observateur croyait « absolument ignorés des entomologistes », et par conséquent les espèces qu'il pensait nouvelles et « particulières au climat de la Franche-Comté », ces descriptions ne concernent souvent que de simples variations de taille ou de coloris.

Voici du reste, à titre d'exemple, la reproduction des premières lignes du manuscrit de Nodier qui montrera comment il a suivi fidèlement l'ouvrage de Fourcroy, et donnera, en même temps, une idée de ses descriptions, pour les espèces marquées d'une astérisque

« Coléoptères Article premier Ordre premier C^). Genre i' Le Platijcère

' X'^ i Le Platijcère Chèvre.

Long. 18 lignes. Larg. G lignes.

Brun, deux cornes nio'^les, bifurquées à leur sommet,

rameuses et dentées intérieurement.

Corselet aussi large que la tête.

Tète peu ijordée et peu irrégulière qui ne fait avec les

cornes qu'un tiers de la longueur de l'insecte. Habitation. Les Bois de Cliènes,

Cette description du Platycère Chèvre est, pour les deux premières lignes, la traduction exacte de la diagnose du PL. cervHs, dans Fourcroy (p. 2), reproduite plus haut ; elle ne diffère que pour les dimensions de l'insecte, et par l'addition des caractères particuliers du corselet et de la tête ; elle correspond au P. capra, variété du P. cervia^; voy. Geoffi-oy, Olivier (t. I, p. 11), etc.

Pour [' Escarbot réniformc, « long 3 lignes, larg. 2 lign. ; noir, une taciie rouge i-éniforme sur chaque étui », cette description est aussi celle de Geoffroy et de Fourcroy : « ni'jer, eli/tro singulo macula rubra «, sauf pour le mot « réniforme » et pour les dimensions : « long. 1 à 1 X, larg.

Les espèces marquées ainsi d'une astérisque dans les Descriptions succinctesf sont au nombre de 47, soit 44 Coléoptères et 3 Hémiptères ; celles qui ne se trouvent ni dans Geoffroy ni dans Fourcroy, comme le Hanneton de Friisch, le H. farineux, etc.. sont déjà décrites, pour la plupart, dans d'autres ouvrages d'entomologie de l'époque, par ex., dsinsle Systema Entomologixâe Fabricius(1775). J'ai essayé de les identifier, avec l'aide de deux aimables et savants entomologistes de Lyon, M. L. Villard et M. le D'' Pxobert :

(1) Les mots en italique sont à l'encie rouge dans le msc.

travail qui nous prit plusieurs séances et dont je dois reporter tout le mérite à mes deux obligeants collaborateui's. On trouvera ces déterminations à la suite du texte, dans la ti" partie de cet ouvrage [= no I].

Voici, cependant, quelques remarques particulièrement intéressantes et qui méritent d'être consignées ici,

Nodier indique les espèces suivantes comme ayant été étudiées par lui dans le < cabinet de M. Luczot » : Le Scarabé Hanneton de la vigne (Anonidla vitis Fabr.),Ie Scarabé arrondi (Bolboceras mobilicomis Fabr.), le Bu|)i'este à broderie compliqué (Corœbus rubi ?), le Ditique onde (Agabus maciilatus Fabr.), le D. cuivreux {Ag. chalconotus ?), le Capricorne gris marbré de noir (Mesom nubila Oliv. ?). la Lepture 11 points (Sajjevda tremulce Fabr.), le Stencore 6-taches (Stenor.orus 2-fasciatus Fabr.) ; — et dans a le cabinet de M. de Ghantrans » : le Capricorne longues- cornes (AUdilis montana Muls.), et le Capricorne peltifer (PurpuriceiiHs Kœhleri), création de Nodier, dont il parle, à diverses reprises dans ses ouvrages et sa correspondance (l).

Quelques espèces provenaient « du côté de l'Alsace, sur les limites de la Franche-Comté » : Corœbus liiibl '?, .Edilis montana, Parpnricenus Kœhlcri ; — d'autres, des environs de Baume les-Dames : Hiiter '■2-maculatus, etc.

Un long paragraphe est consacré à la description détaillée du Proboscide velouté, « genre et espèce nouveaux », dit Nodier, qu'il rapproche cependant de l'Antribe de Geoffroy, mais qu'il sépare d'après quelques différences relevées minutieusement; nous y revenons pins loin.

Si les diagnoses d'espèces que Nodier croyait nouvelles parce qu'il n'en avait pas ti'ouvé de description identique dans les ouvrages qu'il pouvait consulter, n'ont pas un grand

(1) Voy. au sujet de cet insecte, outre les Descriptions nouvelles, sa correspondance avec Weiss, lettre Xlll (X, p. 271, citée plus haut, Chap. IV, §1, p. 48; les Suites d'un Mandat d'a>'yct,p 119 (Chap. IV, §3, p 54,55).

intérêt scientifique, elles renseignent du moins sur les aptitudes déjà remarquables de Nodier pour les sciences d'observation; il ne se borne pas à une détermination superficielle de l'insecte, mais il l'éladie avec soin, note les moindres différences, pousse en un mot l'analyse des caractères bien plus loin que ne saurait le faire un simple collectionneur.

L'histoire de son Praboscide velouté (voy. 'i*" partie, Descriplions nouvelles, p. 22) est particulièrement démonstrative. Nodier rencontre le curieux coléoptère appelé aujourd'hui Phili/rhinus latirostris Clair., remarquable par son rostre très développé et formant une sorte de trompe courte, large, aplatie (■!) ; il voit bien qu'il se rapproche beaucoup de VAntribe noir strié de Geoffroy, s'il ne lui est pas identique ; mais, constatant quelques différences dans la taille moyenne, dans les caractères de coloration, de pilosité etc., — et pour cela Nodier examine et mesure de nombreux individus, — jugeant, d'autre part, qu'on n'a pas attribué une assez grande importance, une assez grande valeur taxinomique, à la curieuse confurmation du rostre de cet insecte, il en fait un genre nouveau, le Proboscide, dont le nom rappelle cette singulière particularité (Probofcis^ trompe), genre a auquel, dit-il, l'Antribe de M. Geoffroy doit être rapporté. »

Ces détails caractérisent bien le jeune observateur, encore inexpérimenté, mal outillé surtout, mais possédant l'acuité d'observation du véritable naturaliste.

§ 2. Œuvres manuscrites ou publiées?) non retrouvées.

1° Histoire des Insectes avec un nouveau système de classification.

Tel est le titre d'un ouvrage qui m'avait été signalé par M. Abeille de Perrin(2) et dont j'ai retrouvé l'indication dans Desmarest et dans Hagen.

(1) Rappelé par le nom de l'insecte : Platyrhiniis latirostris.

(2) Voy. plus haut, Chap. IV, >i 2, p. 52.

Dans sa Notice Desmarcst dit, en effet, que deux ans après la publication de la Dissertation sur l'organe de l'ouïe chez les Insectes (1798), Nodier « donna une histoire des insectes dans laquelle il présenta un nouveau système de classification (1) ».

Sur la foi de Desmarest certainement, Hagen, dans la Bibliothecn entomologica (1863, t. II, p. 15), indique aussi, comme publié, le même ouvrage, avec le même titre : Hùioire des Insectes avec un nouveau sijstème de classification, 1800 ».

Dès son jeune âge, Nodier avait eu l'intention de réunir ses observations sur les insectes et le résultat de ses recherches bibliographiques dans un ouvrage didactique, contenant des descriptions et une classification nouvelle.

Dans la préface de ses Descriptions succinctes (1797), il annonce déjà un ouvrage de cette nature qu'il espère pouvoir donner « avant l'espace de deux ans », avec a la peinture succincte de tous les insectes inconnus que notre province renferme. »

Les Eleiitliérate-i et le Muséum entomologicum qu'il rédige plus tard à Quintigny (1810-12), ne sont que la continuation, la transformation et l'achèvement de cet ouvrage dont il a modifié plusieurs fois le titre et le plan.

La lettre inédite suivante, adressée de Quintigny, à Weiss, le 16 juillet 1811, est bien explicite. Après avoir énuméré les divers travaux qu'il a sur le chantier, Nodier ajoute : a Cette besogne ne sera pas de longueur et d'importance à me détourner de quelques autres que j'ai plus à cœur. J'espère publier dans le courant de l'été prochain, soit en corps, soit par fascicules, les Eleuthérates des Alpes et du mont Jura avec un nouveau système naturel des insectes qui a eu l'approbation des gens versés dans cette puérile science (2). On dit que

■ 4) Soc. Entomol. de France 2" série, 1845, l. 3, p. 18 (2) Puérile : avec la sigiiifiLMlion de science facile, dont peuvent s'occuper les enfants

mes reclierches si zélées et si assidues, m'ont avi moins fourni quelques observations nouvelles. »

Ces recherches, cette nouvelle classification des insectes étaient donc connues des entomologistes de l'époque, à qui Nodier les avait soumises et qui en avaient donné une appréciation favorable; mais aucun bibliophile, aucun naturaliste n'a pu me renseigner sur cette Histoire des Insectes et je ne crois pas qu'elle ait été publiée.

2" Les Harmonies de l'Entomologie et de la Botanique.

De même que pour le précédent ouvrage, Nodier avait pensé de bonne heure à décrire les rapports de ces deux sciences, l'Entomologie et la Botanique, c'est à dire les relations que l'on observe entre les insectes, les fleurs qu'ils butinent et les plantes dont leurs larves se nourrissent.

Il en parle déjà dans la Bibliographie entomologiqae de 1801 (p. 36, 37), à propos de l'ouvrage de Linné et Forskal : Hospita insectorum flora, Upsal, 1752. « Le sujet de cet ouvrage, dit-il, est extrêmement intéressant ; mais il est loin d'être complet. J'ai essayé d'y suppléer par un autre, que j'ai intitulé : Hospita florida insectorum, seu, Harmonise hotano-entomologicse . 11 est encore manuscrit et j'attends pour FolTrir au public qu'il ait atteint un degré de perfection auquel ma jeunesse ne m'a pas encore permis de le porter. »

Nodier y revient, plus tard, dans sa correspondance avec Weiss (Lettre de Quintigny, probablement de 1811, inédite) : (( Ce n'est point par les Harmonies de V Entomologie avec la Botanique que je me propose de me rappeler au souvenir des gens de lettres. Si je finis cet ouvrage peu important, qui n'aura, d'ailleurs, aucun rapport avec ceux dont tu me parles, car il serait purement poétique et i)ittoresque, ce sera à mes moments perdus et je n'en perds guère ; mais j'ai besoin d'amasser des idées et surtout de me faire un système d'entomologie un peu perfectionné. . . »

D'après cette lettre, l'ouvrage primitif avait perdu son caractère scientifique ; il se transformait en une série de tableaux « poétiques et pittoresques », comme on en trouve en maints passages de ses oeuvres, par exemple dans l'alinéa suivant de V Examen cntiquc des lettres à Julie (p. 7).

« Il n'y aurait pas une plante qui perdît ses hôtes et ses ornements, et vous savez s'ils sont gracieux. C'est une lème écarlate qui pend comme un bouton de corail aux limbes d'albâtre delà plus belle des Liliacées; c'est un gnhouri vert qui étincelle comme une prase enchâssée d'or au milieu du réceptacle de la in'irguerite ; c'est un trichie à l'habit de velours jaune et aux galons de jais qui s'endort dans une rose commâkun homme de cour en bonne fortune. Les cardères et les orties, les jusquiames et les belladones ont elles-mêmes des clients assidus qui viennent se placer sous la sauvegarde de leurs piquants et de leurs poisons, »

3° Le Muséum entomologicum. 1812.

Cet important ouvrage, dans lequel Nodier avait réuni toutes ses observations entomologi([ues, les souvenirs de ses excursions dans les monts Jura, l'étude des types de ses riches collections, les documents recueillis pour son Histoire des insecte», cet ouvrage est ainsi annoncé dans une lettre adressée à Weiss, datée de Quintigny, le 25 avril 1812, qui contient l'énumération des travaux dont il s'occupait à ce moment, et qu'il pensait publier dans l'année.

« 4" Jo. Emm. Car. Nodier, Acad. Ambian. Vesont., etc. ineinbr. Masœum entomologicum. Eleutherata Jurse et Alpixun fere complectens. »

Ce titre est reproduit inexactement dans l'ouvrage de M. Estignard (X, lettre LVIl, p. 124) :

Jo. Emm. Car. Nodier, acad. Ambian. Vesont. de membr. Muséum, Entomologicum. Eleutherata Jurse et Alpium fere complecteris.

Les fautes de transcription, — de pour etc., complecteris pour complertens, la virgule après Muséum, — rendaient ce titre intraduisible.

Or la traduction en est facile :

Jean-Emmanuel-Charles NODlEn membre des Académies d'Amiens, de Besançon, etc. — Musée entomologique contenant presque tous Us Eleutliérates du Jura et des Alpes

Ambian. est l'abrévialion d'Ambiani, — orum, habitants d'Amiens ; les Eleutliérates sont les insectes à pièces buccales libres, c'est-à-dire les Coléoptères de nos classifications usuelles (U.

Nodier travailla à cet ouvrage pendant son séjour à Qulntigny, en 1811 et 1812 ; dans la lettre da 16 juillet 1811, citée plus haut, il écrit qu'il espère publier, dans le courant de Vétë procliain, ses Eleuthérates du Jura et des Alpes ; dans celle ci-dessus du '25 avril 1812, le Musée entomologique est placé en 4^ ligne dans l'énumération des ouvrages qu'il se propose de publier dans Vannée ; mais le 15 mai suivant, il annonce que son c Museuim entoniologicum ne paraîtra que cet hiver, époque où j'en aurai seulement fini les figures, car je me sens en état de les faire assez proprement, si Luczot les néglige » (2). Enfin, dans une lettre de la même année 1812, adressée à G. Peignot, Nodier parle probablement du Muséum, sous le nom d'une Histoire des insectes de France, — à moins qu'il ne soit revenu à cet ancien projet ?, — en le priant de lui faire obtenir le titre de membre de l'Académie de Vesoul, afin de pouvoir le joindre aux autres sur la couverture de cet ouvrage '3).

(1) Vodier adoptait le terme que Fabricius avait employé dans ses ouvrages, Systema Entomologise (1775), et Systema Eleutheratorum (Kiel, 1801, 2 vol. 8«); voy. plus haut, Chap. V. § 3 ; Chap. VI, p. 79.

(2) <( Si ou me les néglige » dans X, lettre LVUI, p. 428.

(3) Bull, du Bibliophile, 1859, p. 76.

Comme l'indique la lettre du 15 mai 1812, le Muscuin devait non seulement contenir des descriptions d'insectes nouveaux mais de plus être orné de figures ; Nodier les avait demandées à plusieurs de ses amis ou collaborateurs notamment à Prudent et à Luczot : « Je désirerai, écrit-il le 25 avril 1812, pour cet ouvrage^ d nt Béchet a la complaisance de revoir la mauvaise latinité, deux ou trois figures que j'aurais fait faire par Prudent, quoique Luczot me les eût promises (1); mais c'est que Luczot est un peu lent. Qu'est devenu Prudent? o.

Tous les correspondants de Nodier étaient mis à contribution pour aider à l'achèvement du grand ouvrage sur les insectes du Jura, où leurs noms devaient être cités ! 11 le promet à notre vieille connaissance Gévril, toujours aussi négligent, mais à condition ; « Dis bien à Gevril qu'il ne sera nommé (souligné dans le texte) là (dans le Muséum), qu'autant qu'il me fera un envoi curieux. Il me le promet depuis deux ans, et il doit me faire l'avantage de croire que je lui en témoignerai noblement ma reconnaissance. » (Lettre du 25 avril 1812).

Promesses vaines ! En décembre 1812, Nodier partait pour rillyrie où il séjournait une partie de l'année 1813, et le Muséum, ainsi que les autres travaux entomologiques. restaient à achever et à publier !

Que sont devenus les manuscrits de ces ouvrages dont la rédaction devait être, comme on vient de le voir, très avancée et qu'il eût été si intéressant de retrouver? Je les ai vainement cherchés, soit à Quintigny, où l'on m'avait signalé des manuscrits de Nodier conservés chez M. Gesse, soit à Fontenay-aux-Roses, chez M™« Thècle Mennessier- Nodier, où ces papiers ont été transportés ; mais, nulle part on n'a pu trouver traces des manuscrits entomologiques de notre naturaliste !

(1) « Et qui iu"oiit été promises », dans X. lettre LVII, p. 124.

§ 3. Parties inédites de la correspondance Nodier- Weiss.

Les lelti'es adressées par Ch. Nodier ;i son atni Weiss renferment de nombreux passages, — simples lignes ou longs paragraphes, — intéressant l'entomologiste ; 126 de ces lettres ont été publiées par M. Estignard, en 1876 (voy. X) ; malheureusement, la reproduction en est quelquefois inexacte ou incomplète ; le collationnement que nous en avons fait avec les oi'iginaux, libéralement donnés par M. Estignard à la Bibliothèque de Besançon, nous a permis de corriger un certain nombre de lectures fautives, pour des noms propres, comme Luczot, ou pour des noms d'insectes ; — de rétablir plusieurs passages supprimés et qui concernent précisément des entomologistes, comme Luczot, Gevi-il ou des insectes intéressants ; — de publier des parties de plusieurs lettres non éditées par M. Estignard, et qui intéressent surtout les naturalistes ; — de faire enfin un nouveau classement de cette correspondance, en tenant compte des dates, des timbres de la poste et des renseignements donnés dans les lettres elles-mêmes.

Les passages non publiés et les parties des lettres encore inédites qui intéressent Nodier naturaliste ont été utilisés dans le cours des chapitres précédents ; il est donc inutile de les reproduire de nouveau ; rappelons cependant pour les Lettres inédites, celles du 2 janvier 1801 (p. 49, 50); du 30 août 1808 (p. 37, 60); du 31 mars 1809 (p. 58-60, 91); du 21 janv. 1811 (p. 74, 79) ; du 16 juillet 1811 (p. 82); du 14 octobre 18M (p 83) ; de Quintigny, 1812 (p. 80, 82) ; etc.

Voici la nouvelle classification que nous proposons provisoirement, de la correspondance Nodier-Weiss (chiffres arabes), et sa concordance avec celle de M. Estignard (chiffres romains) ; nous appelons particulièrement l'attention sur les Leltrea inédites 3, 21, 25,27, 31,33,48,60, 64, 72,— et sur le nouveau classement des lettres 4, 10, 11, 26, 40,51, 61, etc.

\. — I. — (1799 ?). GiRO.MAGXY : chez sa nourrice, Thérèse Krist ; excursions botaniques : plantes alpines, Cytises.

Page 1