CHAPITRE V
fvéNElIEMTS ET VISITES.
Regrets faussement attribués à Charles-Quint d'avoir abdiqué. — Guerre en Italie et sur la frontière des Pays-Bas. — Embarras et périls de Philippe II. — Mission qu'il donne à son favori Ruy Gomez de Silva d'aller à Yusle supplier l'Empereur de lui venir en aide en sortant du monastère et de conserver la couronne de l'Empire. — Refus de Charles-Quint, qui accorde néanmoins à son iils le secours de ses conseils et de son influence. — Levées de troupes et d'argent. — Sommes arrivées d'Amérique à la Casa de contratacian à Séville; leur détour* nement. — Colère de Charles-Quint : lettre qu'il écrit; mesures qu'il ordonne. — Efficacité de son intervention dans l'emprunt imposé par Philippe II aux prélats et aux grands d'Espagne ; vivacité de sa correspondance avec l'archevêque de Séville, qui se refusait et qu'il contraint
y prendre part. ^ Envoi des sommes nécessaires a la guerre d*ltali& et à la guerre de France. — Invasion du ropume de Naples par le due de Guise, qui échoue devant Givitella, et que le duc d'Albc oblige à rentrer dans les États pontificaux. — Campagne de Picardie. — Siège et bataille de Saint-Quentin. — Lettre de Philippe II à l'Emperet», son père sur la victoire gagnée parles Espagnols. — Joie que Charles- Quint en éprouve et regret qu'il ressent de ce que son fils n'a pas paru sur le champ de bataille. — Espérance qu'il a de la marche de l'armée espagnole victorieuse sur Paris. — État de l'Empereur à Yuste. — Son dîner au réi'ectoire du couvent. — Visites : l'amiral d'Aragon don Sancho de Cardona ; le président du conseil de Castille don Juan de Vega; l'historien Sepulveda; le grand commandeur don' Luis de Avila. — Respect de Charles-Quint pour la vérité de l'histoire. — Re- " prise de la négociation de Navarre. — Wort de Jean III. — Minorité du roi dom Sébastien, petit-fils de Charles-Quint, qui intervient entre sa sœur la reine Catherine, investie de l'administration du royaume, et sa iille la princesse dona Juana, aspirant à la tutelle du jeune roi. — Arrivée en Estrémadure des reines Éléonore de France et Marie de Hongrie, qui viennent attendre l'infante de Portugal auprès de l'Empereur. — Leur vbile à Yuste. — Joie et occupations de Charles- Quint 245