LES VOLONTAIRES LIÉGEOIS
Piette, serg. au 10*. I Lochtmans, E., blessé, maj. en n.act.
Welez, blessé.
Bastin, blessé (Dieghem).
Denoel, blessé.
Dallemagne, Adolp. blessé, s*-l».
Hendrickx, caporal au 8'.
Martin, blessé.
Borct, sergent.
Rasquinet, capit.
Cranshof, l1 en non-activ.
Bicheroux, cap. en non-activ.
Grite, sergent.
Pourbaix, à Paris.
Dubois, tambour-maître.
Lundi 6. Départ de Jodoigne. Dîner à Wavre. Coucher à Auderghem. — Nous traversons tambour battant le bois de Tervucren. [Le Prince de Lcoz me fait la confidence en 1867 qu'il m'a couché en joue au passage et que son garde a abaissé son fusil (1)]. Le détachement De Bosse vient nous rejoindre après s'être dirigé de Louvain sur Wavre. Le soit me désigne comme devant marcher à la téte des deux détachements.
Mardi 7, vers midi. Entrée à Bruxelles par la porte de Namur. On vient à notre rencontre. — Nous sommes logés à la caserne Sainte-Élisabeth (2).
De son côté Le Politique annonçait, dans sa chronique liégeoise du 8, que les deux détachements de Liégeois
(1) La phrase qui est entre crochets a été intercalée par Rogier lorsqu'il a revu ses notes. La Gazttt* is Huy, de 1875, a donné les détails de l'incident dont le prince de Looz avait fait la confidence à Rogier après 3y ans. Le prince ayant pris pour une bande de brigands la troupe que commandait Rogier, avait mis le chef en joue ; le garde l'avait détourné de tirer en lui faisant entrevoir les représailles de la bande qui s'attaquerait sans -doute au château.
(2) Un feuillet du livre de ménage des volontaires liégeois qui se trouve dans les papiers de Rogier, nous parait offrir un certain intérêt.
a Pour 5i hommes, pour les 9 et 10 septembre i83o, à raison de 25 cents par homme — fl. 12.75.
Dépensé
40 kil. viande à 35 cents fl. 14.00
16 pains blancs pour la soupe à 16 cents . . » 2.56
3 1/2 kil. de riz à 28 cents » 0.98
Sel » o.3 1
Poivre » 0.08
Carottes et choux >» o.3o
A deux cuisiniers » o.5o
Charbon et bois » 1 .00
Cuillers à 6 cents . . . . . . . etc., etc. »
202 ROGIER AVANT LA RÉVOLUTION DE l83o
partis pour Bruxelles étaient « arrivés la veille, 7 septembre, dans cette dernière ville avec leurs pièces d'artillerie et qu'ils avaient été accueillis avec enthousiasme ».
En même temps que les Liégeois, arrivait à Bruxelles une proclamation du roi Guillaume (1), qui faisait tomber toutes les espérances qu'on avait pu concevoir sur la possibilité d'une séparation administrative des deux pays et laissait envisager par conséquence la perspective d'une lutte à main armée.
Rogier envisage cette perspective sans faiblesse :
11 septembre, ordre du jour. Ordre, union, discipline,