ACTE IV, SCHNE VII
Oli ! ne détournez pas de moi votre regard!... Oh! grâce, monseigneur!...
LE COMTE, la prenant par le bras.
Levez-vous — C'esttrop tard.
BEREXGÈRE.
Pour chercher la pitié dans votre cœur de pierre ,
J'ai d'abord à mon aide appelé la prière;
Bientôt vous avez vu l'excès de mes douleurs
Eclater en sanglots et se répandre en pleurs ;
Puis enfin je me suis, la tète échevelée,
Jetée à vos genoux, et je m'y suis roulée :
Que voulez-vous encor? Est-il quelque moyen?...
Parlez!... Mais parlez donc, si vous êtes chrétien!...
On répond quelque chose à cette pauvre femme;
On ne la laisse pas avec la mort dans lame;
On la console, on pleure avec elle; on lui dit
Un mot d'amour ... un seul !... Oh! soyez donc maudit!
LE COMTE sonne. — Un domestique paraît.
Le Chapelain.
BEREXGÈRE, entrant chez elle.
Adieu!... Vos mains creusent ma tombe, Monseigneur: priez Dieu pour que seule j'y tombe!
SGE1TE TH.
LE COMTE seul ; puis YAQOUB et LE CHAPELAIN.
LE COMTE
C'est bien. — Dans un instant soyez prête à partir, Lorsque le Chapelain viendra vous avertir.
«ou i II \l\\ es vn
Bi< m mi. m que votre amour je brave votre haine
I it-ce \<>u^ , Chapelain ?
il -<• retourne « i -« | • • i-« oii ï i ioub.
Yaqoub, qui te ramène?
ï kQOl r.
Puisque l'on m*a donne comme l'on donne un chien,
( lomme un chien j'ai brise ma laisse, et je revien
M. un ;m maître aujourd'hui le chien Berl de modèle, Car ii- maître est ingrat et le chien esl fidèle.
il n preud u plat e u coul se.
l i com Puisque tu l'aimes mieux, demeure donc ici.
\n Chapelain i|ui entre |f< isire Chapelain , nous Voilà, Dieu merci!
A quitter ce château Bérengère s'apprête.
V 1 1 . • 1 1 1 . 1 1 ■lleotion.
Quel que soil 1<- couvenl quelle ail pris pour retraite,
M, isire, à ce couvenl vous l'accompagnerez :
\ l'abbesse , « n mou nom , vous vous engagerez
\ pay< i uni dol plus riche et |>lus certaine
(Vue celle qu'eu entrant lui paîrail une reine :
l,t |iui^ \mis reviendrez... car pour ce soir j'attends
Isabelle , el demain je partirai.... Le temps
g§( m, luré pour moi d'une main bien avare !...
Ainsi donc bâtez-vous , mon pei I
A un \.ilet
Qu <»ii prépare \ n palefroi bien doux... Messire, attendez là... Pour la laisser pas* i |e me retire.