‹ Charles VII chez ses grands vassaux (volume 2)Chapitre 66 sur 82 · ACTE IV, SCHNE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCHNE VII

Oli ! ne détournez pas de moi votre regard!... Oh! grâce, monseigneur!...

LE COMTE, la prenant par le bras.

Levez-vous — C'esttrop tard.

BEREXGÈRE.

Pour chercher la pitié dans votre cœur de pierre ,

J'ai d'abord à mon aide appelé la prière;

Bientôt vous avez vu l'excès de mes douleurs

Eclater en sanglots et se répandre en pleurs ;

Puis enfin je me suis, la tète échevelée,

Jetée à vos genoux, et je m'y suis roulée :

Que voulez-vous encor? Est-il quelque moyen?...

Parlez!... Mais parlez donc, si vous êtes chrétien!...

On répond quelque chose à cette pauvre femme;

On ne la laisse pas avec la mort dans lame;

On la console, on pleure avec elle; on lui dit

Un mot d'amour ... un seul !... Oh! soyez donc maudit!

LE COMTE sonne. — Un domestique paraît.

Le Chapelain.

BEREXGÈRE, entrant chez elle.

Adieu!... Vos mains creusent ma tombe, Monseigneur: priez Dieu pour que seule j'y tombe!

SGE1TE TH.

LE COMTE seul ; puis YAQOUB et LE CHAPELAIN.

LE COMTE

C'est bien. — Dans un instant soyez prête à partir, Lorsque le Chapelain viendra vous avertir.

«ou i II \l\\ es vn

Bi< m mi. m que votre amour je brave votre haine

I it-ce \<>u^ , Chapelain ?

il -<• retourne « i -« | • • i-« oii ï i ioub.

Yaqoub, qui te ramène?

ï kQOl r.

Puisque l'on m*a donne comme l'on donne un chien,

( lomme un chien j'ai brise ma laisse, et je revien

M. un ;m maître aujourd'hui le chien Berl de modèle, Car ii- maître est ingrat et le chien esl fidèle.

il n preud u plat e u coul se.

l i com Puisque tu l'aimes mieux, demeure donc ici.

\n Chapelain i|ui entre |f< isire Chapelain , nous Voilà, Dieu merci!

A quitter ce château Bérengère s'apprête.

V 1 1 . • 1 1 1 . 1 1 ■lleotion.

Quel que soil 1<- couvenl quelle ail pris pour retraite,

M, isire, à ce couvenl vous l'accompagnerez :

\ l'abbesse , « n mou nom , vous vous engagerez

\ pay< i uni dol plus riche et |>lus certaine

(Vue celle qu'eu entrant lui paîrail une reine :

l,t |iui^ \mis reviendrez... car pour ce soir j'attends

Isabelle , el demain je partirai.... Le temps

g§( m, luré pour moi d'une main bien avare !...

Ainsi donc bâtez-vous , mon pei I

A un \.ilet

Qu <»ii prépare \ n palefroi bien doux... Messire, attendez là... Pour la laisser pas* i |e me retire.

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