ACTE V, SCENE II
YAQOUB, montrant la signature ilu Comte.
11 me rend libre !
BÉRENGERE.
C'est bien !.. Et vous rend-il avee la liberté Mon amour, qui dix ans par lui vous fut ôté ?
YAQOUB.
Un instant, Bérengère, écoutez-moi...
BÉRENGERE.
J'écoute...
Dites vite !
YAQOUB.
J'ai cru... je me trompais sans doute... Qu'ici vous aviez dit... ici même... pardon...
BÉRENGERE.
Quoi?
YAQOUB.
Que vous m'aimiez...
BÉRENGERE.
Oui, je l'ai dit.
YAQOUB.
Alors donc , Puisque même destin, même amour nous rassemble, Bérengère, ce soir —
BÉRENGERE.
Eh bien?...
Fuyons ensemble !
BÉRENGERE.
Sans frapper?...
1 16 CHARLES \ il
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& ^ remords vous vengeront-ils pas.*
i i r.i m.i il
Esclave!... me crois-tu le cœur placé m baSj Que je puisse souffrir qu'en ce monde où nous sommes . J'aie été tour-à-tour l'amante de deui hommes, Dont l«' premier m'insulte, et qui tous deux vivront Sans que de celui-là m'ait vengé le second?... Crois-tu que dans un cœur ardent coin me le nôtre l h amour puisse entrer sans qu'il déchire l'autre?... Si tu l'as espéré , l'espoir est insultant !
Bérengère !.
( i »ra<
BÉRENGÈRE
Entre nous tout est fini... \ a-t'en !
ÏAQODB.
l;i l,l .m.i il .
Je saurai lncn trouver pour cette tàdie Quelque main moins timide et quelqu'âme moins lâche , Qui fera pour de l'or ce que toi , dans ce jour, Ta n'auras pas osé faire pour de I amour î... El s il o'en était pas, je saurai bien moi-même, I). i et assa tsinat affrontant l'anathême , Vie glisser au milieu des femmes , des valets Qui nattent les époux de leurs nouveaux souhaits, Ki les (aire avorte] ces souhaits Irop précoces , En vidant ce flacon dans la coupe des noces !