‹ CharlesbourgChapitre 29 sur 56 · ISLETS · texte numérisé non relu

ISLETS

(Aveu 1720.)

L Habitation, un arpens et trois quarts concédés à Jean Jobin, (m. à Marie Girard,) il possède une maison, une grange et 20 arpens en culture.

2. Habitation, deux arpens sur trente à Jean Bourbeau, une maison et une grange et 35 arpens en culture.

3. Habitation, à Thomas Bédard, un arpens au bout de sa terre de St-Joseph, 20 arpens en culture, pas de bâtisse.

4. Habitation, à Paul Thomas, deux arpens, une maison, une grange et 35 arpens en culture.

5. Habitation, à Joseph Pageot, 2 arpens, une maison, une grange et 23 arpens en culture.

6. Habitation, aux héritiers de Pierre Dorion, 2 arpens de front sur 38 de profondeur, une maison, une gi'ange et 20 arpens en culture.

Le jeune Pierre Dorion, premier ancêtre canadien de toutes les familles portant le nom de Dorion.

Si nous demandions aux familles Dorion et autres, où le jeune Pierre Dorion s'est établi en arrivant au pays, on serait peut-être embarrassé de répondre.

Comme nous sommes toujours avides de connaître les j3remières allées et venues de nos ancêtres, et que les familles Dorion sont nombreuses et dispersées dans tout le Canada, et qu'elles aimeraient peut-être à connaître le lieu et la " Résidence de leurs Ayeux canadiens," avant de faire la description de sa résidence, je dirai quelc^ues mots de son arrivée et de son mariage.

Pierre Dorionne (1), né en 1664, était le fils de Jacques Dorionne et de Jeanne Dicopenne, de Senlis en Béarn ; il arriva au pays en 1684, à l'âge de 20 ans, il concéda une terre dans le deuxième rang du Fief d'Orsainville, de deux arpents sur trente-huit de profondeur.

Il fit connaissance de Melle Jeanne-

(i) Dict. de Mgr Tanguay, marié sous le nom de Dorionne.

Andrée Hédoien, fille de Jacques Hedoien, fermier d'Orsain ville. Il se maria, le 18 janvier 1688, à Québec. Une couple d'années plus tard, il fit l'acquisition d'une autre terre dans le même rang que la première, mais sui' le Fief de lEpinay, de 5 arpents de front sur 30 de profondeur ; elle était d'un côté voisine de la sienne et de l'autre côté par Jacques Massy son beau-frère, et voisin de Massy à l'ouest, était la terre de Guillaume Laurent, qui se trouvait le long de la route Ste-Claii^ (1).

Pierre Dorion a élevé toute sa famille en ce Keu, elle était au nombre de 13. A sa mort arrivée le 26 a^i'il 1724, il a laissé à ses héritiers trois maisons et deux gi'anges sur le Fief St-Joseph ou l'Epinay, et une maison et une gi'ange sur le Fief dOrsainville.

De cet Aveu et dénombrement faits en 1720, il résulte qu'il y avait alors, au bout des teri^s de la Concession sud, du village de St-Jose]3li. plusieurs habitations de chaque côté d'un chemin qui se trouvait enti^ le Fief St-Ignace et la

(i) Guillaume Laurent est la souche en ce pays d'une famille Laurent.

-Seigneurie de Notre-.Dame-des-Anges. Les vieux d'aujourd'hui ne se rapx)ellent pas avoir vu ces habitations, c'est un rêve pour phisieui\s {1\

•3e Rang,4Xu sud du chemin de St-JosepK

Page 1