SUBDIVISIONS
DES PAROISSES DE ChARLESBOURG ET DE
St-Ambroise, 1683, 1722, 1796, 1835 ET 1845.
La Seigneurie de Notre-Danie-des- Anges avait été concédée le 10 mars 1626 par le Duc de Yentadour, lieutenant-général du Roi, aux Révérends Pères Jésuites, " en don irrévocable et perpétuel," sans conditions ni réserves.
Dans un " Plan général de lestât présent des Missions du Canada, fait en l'année 1683," qui a servi de base a un Mémoire que Mgr de Laval i^résenta au Roi en 1684 sur la fixation d'un certain nombre de Curés en Canada (Abeille, Vol. I, No. 17 et suiv.), on lit au sujet de Cliarlesbourg :
"Monsieur Thury prêtre aagé de 31 ans venu de France en l'année 1675 dessert la paroisse de Charlesbourg qui est dans les terres à une lieue et demie de Québec du costé du nord-ouest.
" Cette paroisse est composée de 7 villages, scavoir, la petite Auvergne, St-Claude, le Bourg-Royal, St-Joseph,
St-B3rnard, le petit St-Antoine, autrement dit St-Komain," (St-Roniain est situé sur le fief Saint-Ignace, et le Petit Saint-Antoine sur le fief Saint-Gabriel,) le Petit St-Antoine a été habité avant la Misère et St-Romain.
" Charlesbourg tient le milieu de tous ces villages qui n'en sont éloignez que d'une lieue au plus ; il y a 77 familles et 397 âmes ; il y a une petite chapelle dans Charlesbourg dédiée à St-Charles, qui n'est bastie que de pieux et prête à tomber, sans presbitaire."
Les Révérends Pères Jésuites avaient une habitation à la petite Auvergne, ils ont eu beaucoup de difficultés avec un nommé Jacques Fournier, Sieur de la Ville, et au nom de sa femme, à propos de cette habitation. Cette cause est venue jDlusieurs fois devant le Conseil Souverain. Le R. P. Mathieu était j)rocureur pour les Jésuites, (En 1684, l'Auvergne était le grand centre de la paroisse.)
La Paroisse de St-Charles de Charhshourg
Edits et 07'donnances du S mars 172^,
L'étendue de la paroisse de St-Charles Borroniée située au dit lieu de Charlesbourg, en la Seigneurie de Notre-Daniedes Anges, sera de trois lieues et dix- Kuit arpents de front ou environ, à prendre du coté d'en bas au bout de la profondeur des habitations qui sont le long de la baie de la Rivière St-Charles «t de la paroisse de Québec, depuis le grand chemin de Bourg-Royal à la grève, en remontant le long du bout des profondeurs des habitants établis sur le bord de la Rivière St-Charles, qui sont de la paroisse de Québec, et le long des profondeurs des habitants qui sont de la i3aroisse de la Vieille Lorette, jusqu'au fief de Gaudarville, ensemble des profondeurs renfermées dans c«s bornes lesquelles étendues et profondeurs, comprenant les villages suivants, savoir ; le Petit-Village, le Gros-Pin, >5aint-Jérôme dit Lavergne, Bourg- Royal, Bourg-la-Reine, Charlesbourg, St-Claude, St-Pierre, St- Joseph, St-Bonaventure, St-Bernard, St-Romain, St-
Gabriel. St- Jacques, Piiuoiirt, le Petit St-Antoine, et le Grand St-Antoine.
Enregistre au Bureau du Procureur Ce'iiéral du^ Jtoiy le 2 octobre 1722.
Edits et ordonnances du 15 Septembre 1727,
le. Pierre Régnant, junior, Fran<;-ois Savard, Joseph Régnant et Jacques Savard, habitants du lieu dit rOmiière, " ou route Ste. Barbe." dépendant de la paroisse de l'Ancienne Lorette, seront à l'avenir de la paroisse de St-Charles Borromée de Charlesbourg.
2e. Le Sieur Maillou, — Jacques Parent et la veuve de Delâge dit Lavigueur, établis au Petit Village dépendant de la paroisse de Charlesbourg, dépendront à l'avenir de la paroisse de Beauport.
3e. La veuve Vandandaigne, François Paquet et François Trefflé dit Rottot, du Petit-Village, resteront de la dite paroisse de Charlesbourg.
Proclamation du 18 juin ISJfO.
Pour connaître aujourd'hui les limites de la paroisse de Charlesbourg, il nous faut lire les limites de la nouvelle paroisse de St-Arabroise.
Mgr Hubert lui donna saint Ambroise pour patron, le 11 novembre 1795.
Fixa les limites, le 6 octobre 1796.
Paroisse de Saint- Ambroise, dans le district de Québec, érigée j)ar proclamation de Son Excellence Archibald, comte de Gosford, gouverneur en chef du Haut et du Bas-Canada, datée à Québec le 9 octobre 1835, et bornée comme suit, conformément à un rapport de MJVI. J.-B.-E. Bacquet, Hector-S. Huot, et de E. Caron, commissaires nommés à cette fin, suivant la loi, savoir :
" La dite paroisse devra comprendre partie des seigneuries ou fiefs Gaudarville, St-Gabriel et Saint-Ignace ciaprès désignés, comprenant une étendue de territoire d'environ six milles de front sur six milles de profondeur, bornée par la jDaroisse de Québec, actuellement appelée la paroisse Saint- Roch, x^ar les paroisses de l'Ancienne- Lorette et de Charlesbourg ; le dit
territoire contenant au nord et au nord-est les établissements du Lac Saint-Charles, au sud-ouest de la ligne du fief Saint-Ignace, les cotes St-Ignace et St-Roniain, jusqu'au nord à la ligne du fief Saint-Ignac? et jusqu'à la rivière du Berger, et de là en suivant le cours de la dite rivière jusqu'à la borne qui sépare la dite paroisse de Saint-Ambroise de celle de Saint-Roch de Québec ; aussi cette jDartie de la côte Saint- Bernard qui est au sud-ouest du lac Saint-Charles susdit, et cette partie de la côte Saint-Bonaventure qui se trouve au sud-ouest de la dite rivière du Berger qui traverse le fief Saint-Ignace ; au sud et au sud-ouest les côtes de la Misère, l'Orniière, Sainte-Geneviève, la Montagne, c'est à-dire les 9e. 10e. Ile. 12e. et 13e. concessions du fief Gaudarville ; à l'ouest les le. 2e. 3e. concessions, dites de Valcartier, à l'est de la rivière Jacques-Cartier."
9 octobre 1835.
Nous ne pouvons pas parler de Cliarlesbourg sans dire quelques mots de St-Anibroise, i)i^iisque Cliarlesbourg et St-Anibroise ont fait un« seule paroisse, durant plus d'un siècle.
Il Y aura un siècle le 6 octobre (1B96,) que Cliarlesbourg eiifanta Saint- Anibroise. Mgr Jean-François Hubert lui avait donné ce nom le 11 novembre 1795. Cette nouvelle paroisse n'était composée uniquement que des enfants de Charlesbourg. On pourrait dire que son premier curé fût un enfant de Charlesbourg, même de St-Ambroise, puisque son père est né à Saint-Romain le 27 mai 1729. M. Joseph Paquet premier curé de Saint-Ambroise, était fils de Jean-Baptiste Paquet et d'Elisabeth Charest. Son père était fils de Jacques Paquet et de Catherine Auclair, (sœur des RR. MM. Auclair, tous deux de Charlesbourg.) Il était le frère de Josephte Paquet dite Sr de la Nativité, religieuse aux Ursulines des Trois- Rivières, dont il est parlé ailleurs dans ce volume. M. Paquet a baptisé Pierre Bédard, premier prêtre né à St-Ambroise. Le Rév. M. Giroux, curé actuel,
est aussi un enfant de Charlesbourjj:, il est né sur l'ancienne Habitation des Jésuites du Bourg-Royal. C'est lui qui a la direction de l'ancienne Mission Huronne des Jésuites de la Jeune Lorette depuis 2G ans.
En 1891, M. Giroux a fait remplacer la vieille église de St-Anibroise par un beau temple qui lui fait honneur ainsi qu'à ses paroissiens. Il a aussi fait faire un beau cimetière, près de son église. On a fêté le premier centenaire le 21 octobre 1894. A ce propos voici ce que l'Evénement rapporte :