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Monastère des Ursulines des Trois-Rivières, Jondé en 1697, par Mgr de Saint-Vallier ; Premiere Supérieure, Mère Marie
Drouet de Jésus.
1. Mére dela Nativité,(MarieJosephte Pâquet,) née le 7 novembre 1738, fille de Jacques Pâquet et de Catherine Auclair, entrée en religion le 2 mars 1755; décédée le 3 septembre 1805. Sa mère était la sœur des MM. Etienne et Pierre Auclair, prêtres, et des trois Religieuses de l’'Hôtel-Dieu de Québec. Voici ce que l'Histoire des Ursulines des Trois- Rivières rapporte sur cette vénérable mère.
“ Parmi les compagnes de profession de la mère Lapalme de Saint-Henri, se trouvait une jeune fille de Québec, orpheline de père et protégée par Mgr de Pontbriand. Il paya Ia moitié de sa dot. Elle se nommaiïit Marie- Josephte Pâquet, et sa mère était dame Catherine Auclerc. Cette jeune religieuse répondit parfaitement aux espérances qu'avaient fait concevoir ses
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belles qualités, et quelques années ? près son entrée en religion, sa supérieure écrivant à l'évêque de Québec, pourra dire: “J'ai mis à l'hôpital ma sœur de la Nativité d’une vertu et d’une charité reconnues.” Ce précepte de la loi du Seigneur : “ Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de tout votre esprit, de toutes vos forces ; vous aimerez vos frères pour l'amour de Dieu” était l’objet continuel de ses méditations, elle en avait fait l'âme de son âme, et comme la sainteté n’est que l'épanouissement de ces deux amours, nous ne devons pas nous étonner des progrès rapides que Mère de la Nativité fit dans la voie de la vertu. Sa dévotion, quoique tendre, était mêlée d'une divine énergie. “Que ferai-je donc, mon Seigneur, que ferai-je pour vous mon Dieu? O!que mes désirs se sont tard enflammés et que vous vous êtes hâté, au contraire, de m'appeler, de m'enchaîner ?.… ‘“ Elle répétait souvent et avec ferveur ces cris d'amour. Devant le tabernacle, elle savourait en silence la joie intime d'être près de Jésus ; elle sarrachait pour ainsi dire à ce doux
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attrait pour recommander au bon maître les pauvres pécheurs et ses chers malades. “Le matin, je fais un pacte avec le bon Jésus, je verse sans compter mes travaux, mes sacrifices, mes prières dans le trésor commun, le Seigneur y prend ce qu'il veut pour nos pauvres gens de l'hôpital.
“ Pourquoi faut-il nous arrêter si tôt dans la biographie de cette sainte âme ?
Cest que son humilité était aussi grande que ses autres vertus, et qu'elle eut toujours grand soin de ne rien laisser entrevoir au dehors des douces faveurs dont son âme “tait comblée.
Fidèle, modeste, douce et tendre, elle devint l'appui de ses supérieures ; et quand sonna l'heure des infirmités et | des souffrances, mère de la Nativité !
bénit l'amour de Celui qui l’unissait aux | douleurs du calvaire: elle redisait ses saintes espérances, elle entrevoyait à travers les angois es de l'exil, le bonheur du ciel. Sa dernière heure, arrivée le 3 septembre 1805, après quarante-neuf ans de profession, fut plutôt celle du triomphe que de la mort.
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