N° 8. LE PETIT MALHEUREUX. Par un temps de neige, un
pauvre petit Savoyard est tombé de froid et de misère à la porte d'une ferme. Une jeune fille l'aperçoit, et par son geste témoigne sa pitié.
525. — N° 9. LE BRACONNIER. Vu de trois quarts , coiffé d une cas-
quette, vêtu d'une blouse, il traîne un lièvre de sa main droite. Pièce à la plume , sans encadrement.
526. — N° 10. Sa pauvre petite femme est bien à plaindre, dit une
vieille portière croisant ses mains et voyant un ivrogne , son voisin , qui cherche à rentrer chez lui. L'air de la pauvre petite femme venant sur sa porte au devant de son mari, doit
290 DEUXIÈME PARTIE. — IXe SECTION.
taire supposer que ce dernier va passer un mauvais quart d'heure.
$27. — N° 41. Un enfant sortant de la classe s'approche avec timidité d'un grenadier assis sur un banc , dans un jardin , et lui faisant un salut militaire, il lui présente un camarade : // veut s'engager grenadier à pied , dit-il. Le grenadier sourit de voir que le camarade cherche à se grandir en mettant ses livres sous ses talons.
528. — N° 12. Le guide est à gauche, dit un invalide assis sur un
banc , et présidant à l'alignement, avec sa canne qu'il tient en travers. Or ce guide est un chien assis sur son derrière , et s'appuyant sur un bâton. A sa droite , un petit garçon et une petite fille sous les armes; un peu plus loin, un petit Savoyard.
529. — N° 13. La froid pique, dit un jeune soldat de faction aux
avant-postes, par un temps rigoureux. L'air transi, il tient ses deux mains dans ses poches , et retient avec son épaule son fusil, dont la crosse repose à terre.
530. rrr. — (Porte le N° 9.) Première idée de la pièce précédente,
en h., encadrée.
Ici le fusil du jeune soldat passe sous ses bras croisés; les mains dans les manches de sa capote, il a l'air tout aussi transi, et bat la semelle. H., 231 ; 1., 169.