‹ Charlet, sa vie, ses lettres, suivi d'une description raisonnée de son œuvre lithographiqueChapitre 127 sur 184 · L'AUTRE · texte numérisé non relu

L'AUTRE

674. — N° 13. Un soldat en faction voit passer près de lui une jeune

et jolie cantinière. Il l'arrête: Si j'étais votre caporal ,

voyez-vous, lui dit-il d'un air galant, je vous mettrais bien encore en faction !

675. — N° 14. Trois hussards sont à boire assis à une table. L'un

Jd'eux, déjà gris, une bouteille à la main, fait de l'autre un geste héroïque: Les vieux Français, dit-il aux camarades , auront bien du mal; mais ils ne périront pas !

Les premières épreuves portent seules cette légende ; elle a été effacée" et remplacée par celle-ci : Brandt! un Français est un Français, s'il est immatriculé sur les contrôles de l'honneur national !

676. — N° 15. (Sans numéro aux premières épreuves.) Un sergent

d'infanterie, ivre et galant, veut s'approcher de trop près d'une grosse écaillère à laquelle il débite des compliments.

312 DEUXIÈME PARTIE. — IXe SECTION.

Mais celle-ci le repoussant par un geste : Sergent!... lui ditelle, conservons nos distances !

677. — N° 46. Un Frère est assis au milieu de sa classe : un des éco-

liers vient lui dénoncer un camarade : Frère, y s'a moqué des censeurs, et y Heurs a montré c'que je ri veux pas dire. Le petit camarade, indigné, joint les mains et lève les yeux au ciel, protestant de son innocence.

678. — N° 17. Voilà mon fourrier (M. Binet, le chandelier du coin),

qui complimente le sergent-major sur sa décoration.... il aura la pratique. Telles sont les réflexions d'un gros garde national en lunettes, de faction dans un jardin. Et malgré la faction et les observations , il trouve encore le temps de lire son journal. Dans le fond, à droite, on aperçoit M. Binet accostant respectueusement le sergent-major.

679. — N° 18. Un grenadier fait faire son portrait par un peintre d'en-

seignes. Assis en face de ce dernier et tout en vidant 'avec lui une bouteille, il a voulu voir la peinture : Comment, s'écrie-t-il en riant , vieux troubadour du camp de la Lune I tu me fais un œil qui ri est point à son chef de file ! et un nez qui ri emboîte pas; j'ai l'air d'un SANSONNET effarouché. Tu ri as donc pas de patente , tu ne sais donc pas ton état ? Mets donc de la couleur de chair la plus fine.... et reprends ta direction.

680. — L'EMBUSCADE (sans numéro). Trois guerrillas et derrière eux

un moine, en embuscade au milieu d'une forêt; ils semblent attendre pour faire feu de leurs armes le passage de deux soldats français qu'on aperçoit dans le fond , à droite.

681 . rrr. — * L'EMBUSCADE. Pièce terminée , encadrée. Ici un seul

guerrillas, vu de profil, tournée gauche, un genou en terre et armé d'un tromblon. Caché derrière de gros arbres, il va faire feu sur un soldat français qu'on aperçoit le fusil sur l'épaule, dans le fond, à gauche. H., 162; 1., 201.

682. rrr. — Première idée de la pièce précédente. Croquis en t. peu

avancé. L. du dessin, 236.

Le guerrillas est tourné à droite, il a uh genou à terre; le soldat français n'est pas encore indiqué. Derrière le guerrillas, deux autres à peine ébauchés.

album — 4828. 313

Album lithographique par Charlet. (1828.)

U contient un frontispice et dix-sept pièces numérotées. Le frontispice et les N08 4, 6, 10, 11, 13, 16, en h.; les autres, en t.

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