N° 5. MADAME TARTARE , au moment de se mettre à table
au cabaret portant pour enseigne : Au Dieu de l'harmonie > s'aperçoit que son chien n'est pas là. Elle interpelle son mari> et le menaçant de son ombrelle : Courez après mon Azor //.... dit-elle, il me faut mon Azor ////... Le pauvre M. Tartare, effrayé, a saisi une chaise pour parer les coups auxquels il se voit exposé.
314 DEUXIEME PARTIE. — IXe SECTION.
689. — Même idée que la pièce précédente , en t., terminée, enca-
drée, mais sans légende et. aucuns noms.
Tout à l'heure Mme Tartare était à gauche et coiffée d'un bonnet; ici elle est à droite, coiffée d'un chapeau.
690. — N° 6. Un curé rencontre près de son presbytère un garde-
chasse complètement ivre, et comme il lui fait des reproches : ma. foi, Monsieur le curé, répond le garde-chasse, quoique fautive, j'aime encore ' mieux être soûl que bête, ça dure moins longtemps.
691. — Première idée de la pièce précédente, en h., sur papier
blanc, 1/4 jésus, encadrée, et sans aucuns noms ni légende. Ce n'est pas un curé qui fait des remontrances au garde, mais une jeune paysanne, qui par son geste semble lui faire honte de son ivresse.
692. — N° 7. Un hussard et un sapeur ont bu à l'enseigne : Au
Français invétéré , le bon vin est assuré. Le hussard est déjà à terre quand survient son fourrier qui dépose sur la table un paquet , et lui fait lecture d'une lettre de sa mère. J'suis pris dla, j'suis poitrinaire, dit le hussard en riant et se frottant la poitrine. Ma trop respectable mère m envoie quinze francs et de la castonade pour refaire mon cuir.... Elle est Française î..ma mère.
693. — N* 8. LE CONVALESCENT. C'est un ancien militaire , marchant
avec des béquilles et conduit par une vieille femme. Arrêté par un roulier à la porte d'un cabaret: Allons, père Guerardl lui dit celui-ci en riant et lui versant un verre de vin, faut vous r mettre au verre ! faut réhumecter cette vieille estomach qu'est sec.
694. — N° 9. L'AVEUGLE. Un vieux pauvre est assis au coin d'une
borne , ayant près de lui un enfant ; derrière lui un écriteau sur lequel' on lit ces mots: Pauvre aveugle. Et cependant, voyant venir. à lui une dame suivie d'un laquais en livrée, il fait ainsi la leçon à son petit compagnon : Tu vas demander û cette vieille dame en robe noire; et en avant le cantique des des lépreux.... chaud.... chaud.
695. — N° 10. Un écolier est arrivé devant l'école de charité. Il hé-
site à y entrer avec les camarades ; quand soulevant sa casquette, et se prenant une poignée de cheveux : Cré coquin, s'écrie-t-il , j 'les haï-t-i, les maîtres; si j'étais gouvernement, j' voudrais g' tout ï monde // sache bien écrire , pour qu'il n'y
album. — 1828. 345
en aurait pas. Un petit garçon à sa droite, le regarde, et un doigt sur la bouche, semble lui recommander d'être plus prudent.
Cette jolie pièce ayant eu beaucoup de succès , et la pierre n'ayant fourni qu'un certain nombre d'épreuves, on en a fait faire une copie assez trompeuse par Courtin. On le reconnaît en ce que l'initiale C, qu'on lisait sur la pièce originale, * un peu au-dessous du polichinelle, ne se trouve plus ici. Elle porte aussi à la droite du bas : Boulevard des Italiens, N° 5 , au lieu de : Lithographie de Villain, rue de Sèvres, n° 23.
696. — N° 11. Un caporal trop aimable l du centre!.... est sorti du
corps de garde, suivi de trois fantassins; il s'approche d'une jeune marchande de brioches, et les lui montrant, il ajoute avec le geste le plus galant : Si Vénus vend des brioches , c'est le pain d'amonition de l'amour, qu'on peut dire, en métamorphose relatif L...
697. — N° 12. // est humain l.... il est Français!.... le petit trom-
pette. On le voit en effet, assis au pied d'un arbre, partager son pain avec un petit malheureux qui lui tend la main.
698. — Première idée de la pièce précédente. Croquis en t., sans
encadrement, non termiaé.
Ce n'est plus un trompette, mais un jeune soldat d'infanterie qui est assis au pied de l'arbre. L'enfant auquel on va donner du pain est en chemise, etc.
699. — N° 13. LA CONVERSATION. Un lancier a mis pied à terre;
assis sur un pan de mur, il cause avec son cheval qu'il tient par la bride. Dans le fond, à gauche, colonne de lanciers en marche.
700. — Première idée de la pièce précédente. En t., sans encadre-
ment et peu avancée.
C'est un vieux paysan en blouse qui , assis dans une écurie , cause avec un cheval attaché par une longe à la mangeoire.
701. — N° U. LE BULLETIN DE NAVARIN. Très-petite pièce dans la-
quelle on compte plus de quinze personnages. Dans la chambre d'un vieux marin assis dans un grand fauteuil , des pécheurs et des matelots se sont réunis à sa famille pour entendre la lecture qui leur est faite par un enfant qu'on a placé debout sur une table.
702. r. — N° 14. Aux premières épreuves d'essai de la pierre pré-
cédente, on a laissé dans la marge du haut une charge de
cuirassiers à peine indiquée et qu'on a effacée aux épreuves postérieures.
703. — N° 15. Près d'une clôture faite avec des échalas, un chas-
seur est assis à terre , une de ses jambes nue laissant voir des traces de plomb. Il est grand et maigre : Diable vous emporte, dit-il à un gros homme chassant avec lui, et qui, les lunettes sur Je nez, s'est approché et semble étonné de sa blessure : Diable vous emporte ! vous tirez dans les éckalas l et vous ne me voyez pas ?
704. — Première idée de la pièce précédente. Croquis à moitié ter-
miné, en t., sans encadrement. Ici le chasseur blessé esta droite; la jambe qui doit être nue n'est pas indiquée ; le gros chasseur a son fusil en bandoulière.
705. — N° 16. Dans le fond., à droite, des tambours à l'école dans
la cour du quartier. Sur le premier plan, le tambour-major accoste un ouvrier, ancien militaire : Mon cher, lui dit-il, je vais faire comme toi , reprendre le civil, et rentrer dans mes foiliers respectives.