Z- ZOUAVES (Armée d'Afrique
Soliman-Mohamed-Assan , caporal à la 3me du 1er, en faction, les jambes croisées, et appuyé sur son fusil dont la crosse repose à terre, voit un musulman causant avec un officier: Oh bon Mahomet! s'écrie-t-il , tiens bien ton bonnet.
342 DEUXIÈME PARTIE. — IXe SECTION.
Album lithographique par Charlet^ (1856.)
Seize pièces numérotées et encadrées, imprimées en t.
868. — 1. A gauche, dans son lit, une femme nouvellement accou-
chée; la garde, dont la chevelure abondante déborde sous sou bonnet , présente en riant le nouveau-né à son vjeux père qui le regarde avec admiration. Le maître dit : Quune garde (qui a un tour de d'chez le coiffeur) est heureuse ! quand elle vous dit : c'est vous tout craché... vous F auriez fait faire , y n serait pas mieux fait.
869. — 2. Un soldat, assis sur un banc, a interrompu la lecture de
son journal pour faire cette réflexion : Voilà de la crâne politique. Je vois par les papiers que le Roi abolit les factions qui fatiguent la France/... c'est bien fameux pour le troupier...
870. — 3. Un officier, la pipe à la bouche, s'est approché d'un fan-
tassin qui, armé et le sac au dos, s'est couché par terre; et comme il lui reproche de rester en route, le troupier, fort de son bagage scientifique, répond : Sans blague et sans tabac, pas de soldat (César).
871. — 4. A gauche, un paysage; à droite, des enfants, en masse,
entourant un drapeau sur lequel on lit : A bas tout! se précipitent en désordre dans une classe d'école primaire où ils sont reçus avec acclamation. Charlet a vu cette scène et dit : Cré coquin, quelle émeute II Je crains bien que les révoltés ne soient attaqués sur leurs derrières.