‹ Charlet, sa vie, ses lettres, suivi d'une description raisonnée de son œuvre lithographiqueChapitre 157 sur 184 · Un homme , armé d'un énorme gourdin et vêtu de la · texte numérisé non relu

Un homme , armé d'un énorme gourdin et vêtu de la

manière la plus excentrique , interrompt ses recherches dans une malle qu'il a volée. Voyant accourir vers lui deux gendarmes au galop: Dieu! s'écrie-t-il, mes ennemis politiques! en avant les guibolles !

Charlet , dont nous avons eu maintes fois l'occasion de signaler l'instruction scientifique, nous apprend en» note ce que c'est que des guibolles. Expression de mauvais goût, dit-il, mauvais lieux et mauvaise compagnie, qui veut. dire des jambes.

880. — 14. Des paysans lèvent en l'air leurs chapeaux, s'écriant

avec enthousiasme: Le voilà/ Ils ont aperçu Napoléon sur son cheval blanc, au milieu de troupes nombreuses.

881. — H. Une vieille femme est agenouillée dévotement , avec un

enfant, deyant une statue mutilée , qui dans son temps a dû être un Jupiter. Un hussard à pied , son sabre et son portemanteau sur l'épaule, passçsur la route , et s'approchant de la vieille: Dites donc, l'ancienne , vous vous trompez/ cest pas lui , dit-il en riant.

882. — 15. Un maraîcher,. attelé à sa charrette, s'est arrêté sur la

route pour causer avec un ouvrier assez débraillé. Dans l'entrain de leur causerie, ce dernier montrant la ville: Que Paris est triste sans émeutes/ s'écrie-t-il.

883. — 16. Devant le café de la Tempérance, deux hussards attablés

sont complètement ivres. Arrive un camarade, qui, voyant l'air de tristesse de l'un des hussards, cherche à le remonter par ces paroles: Kraoutzer , quel est donc de ceci, mon brave? Depuis que vous présidez la société misanthropique et tempérante de bouillon de pierres à briquets , la méditation vous échauffe la cocarde et détruit tous vos charmes /

Album par Charlet. (1837.)

Frontispice et quinze pièces numérotées imprimées en t.

884. — * FRONTISPICE. Petit croquis sans encadrement. Tiré à part seulement pour les suites sur papier de Chine.

album. — 1837. 345

Un vieillard tient avec ses deux mains une longue perche, au haut de laquelle est une affiche que deux petits garçons cherchent à lire. Elle est ainsi conçue : Des croquis de toutes façons, des courts et des longs , achetez en donc ; ils sont très-bons.

885. — 4. Époque Louis XV. Camp avec des tentes; à gauche, un

•paysan tient un enfant sur ses genoux; un second enfant près de lui. A droite, deux soldats sont attablés et boivent près d'une tente sur laquelle on lit : Catin. Au milieu de Festampe , un sergent danse le menuet avec la cantinière. Gharlet résume la scène, disant : Le sergent Belle-pointe fait danser Catin, Colas endort les enfants, les amis boivent le vin. Et il ajoute en note : Cela se voit encore en 1836.

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