‹ Charlet, sa vie, ses lettres, suivi d'une description raisonnée de son œuvre lithographiqueChapitre 39 sur 184 · PIÈCES IMPRIMÉES CHEZ MOTTE · texte numérisé non relu

PIÈCES IMPRIMÉES CHEZ MOTTE

Nous renvoyons à la cinquième section la suite des costumes militaires, intitulée: La vieille Armée française. Nous cataloguons ciaprès les autres pièces, en suivant l'ordre chronologique, comme nous l'avons déjà fait. Les lithographies dont Motte a été l'éditeur ont paru de juillet 1820 à septembre 1822.

92. R. — LES PÉNIBLES ADIEUX. A la porte d'un cabaret, un lancier, un grenadier d'infanterie et un invalide , après avoir copieusement bu, sont dans les bras les uns des autres, et se font leurs adieux avec la plus vive effusion. Ils seraient bientôt probablement par terre, si l'invalide n'avait pas de son bras droit entouré un arbre; cet appui lui permet de soutenir ses deux compagnons, et lui-même. Charmant dessin. P. m. en h., encadrée, avec les noms.

224 DEUXIÈME PARTIE. — IVe SECTION.

93. rrr. — SAINT GEORGES POURSUIVANT LA FEMME INNOCENTE; ELLE

S'APPUIE SUR JOHN BULL, uUI SE RIT DE TOUS DEUX.

Le roi Georges IV, ar^é de toutes pièces et monté sur un léopard, donne un coup de lance dans le bas de la robe de sa femme, sous laquelle se cache Bergami. Caroline semble implorer la protection du peuple anglais, représenté par un homme sur lequel elle s'appuie ; celui-ci , vu de face , se rit de tous Tleux par un geste trivial.

Cette pièce a trait au procès de la reine Caroline, qui eut tant de retentissement.

Elle ne porte aucuns noms et est encadrée. H., 220; 1., 270.

94. r. — J'ATTENDS DE L'ACTIVITÉ , dit un vieillard à moitié en-

dormi dans un large fauteuil , ayant devant lui un livre de blason ouvert ; et pour l'y préparer, on voit dans le fond un vieux domestique arranger un lavement.

P. m. en t., encadrée, avec les noms.

95. rr. — TOI!... OUI, MOI!... se disent deux jeunes soldats, en se

menaçant du geste et de la voix, et se disposant à en venir aux mains. Sur la droite, à une fenêtre, un soldat les regarde.

P. m. en h., encadrée, avec les noms,

96. rr. — ENTRÉE , OU MILORD GORJU. Un gros Anglais, le chapeau

sur la tête, entre dans une maison de jeu, portant sur ses deux bras plusieurs sacs d'argent, et sur sa poitrine un portefeuille qui paraît bien garni. Dans le fond, à gauche, on aperçoit des joueurs attablés.

97. rr. — SORTIE, OU MILORD LA GOBE. Il sort de la salle de jeu

dans le plus violent désespoir; sans habit, et les cheveux hérissés, qu'il arrache de la main gauche.

Ces deux petites pièces, en hauteur et encadrées, ne portent que le nom de l'éditeur. Elles sont fort rares en noir, les épreuves mises dans le commerce ayant été coloriées.

98 rr. — Un ancien militaire, travaillant à la terre, a été accosté par trois'jeunes soldats de la Garde Royale. Pendant leur conversation, il découvre sa poitrine, et leur montrant la croix qu'il porte sur son cœur : c< Je l'ai gagnée à Friedland! » leur dit-il, et ceux-ci se découvrent avec respect devant le vieux soldat.

G. p. enh., encadrée, avec les noms (393 sur 272).

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