rrr. —* GARDE - FRANÇAISE (14 JUILLET 1789). (Même idée
que la pièce précédente. ) Vu de trois quarts, il est tourné vers la droite; sa jambe gauche, blessée, est enveloppée d'un mouchoir ; dans sa main droite , une épée nue et des ornements militaires , dont une croix de Saint-Louis. A gauche , dans le fond, la Bastille, et du même côté le gouverneur arrêté.
Au bas de l'estampe (encadrée et des mêmes dimensions que ci-dessus ) trois griffonnements à l'estompe.
Elle est imprimée chez Villain , dont elle ne porte pas le nom; celui de Charlet se lit au bas, à gauche.
L'estampe que nous venons de décrire fut tellement mal imprimée que Charlet, à son très-grand regret, se vit forcé de chercher un autre imprimeur. Depuis longtemps déjà, Villain père avait été obligé, par sa santé, de renoncer à s'occuper d'impressions lithographiques. Son fils l'avait remplacé ; mais son talent était audessous de sa bonne volonté. Charlet, disons-nous, après de longues et pénibles hésitations, dut prendre un parti qu'il jugeait indispensable à la réussite de son œuvre, mais qui froissait ses affections particulières. C'est alors qu'il donna sa confiance à l'habile lithographe Bry, qui s'en est montré tout à fait digne. C'est ce dernier qui a imprimé toutes les pièces qu'il nous reste à décrire dans cette section. Sur toutes, au reste, son nom et son adresse se lisent au milieu du bas, contre le trait d'encadrement; elles portent le nom de Charlet, et ont de h. de 250 à 270 sur 180 à 490 de 1.
On a tiré un très-petit nombre d'épreuves de ces suites sur papier de Chine, avant toutes lettres (cinq ou six au plus).
211. — GARDE -FRANÇAISE (14 JUILLET 1789). C'est la même pierre
que la précédente. Celle-ci, mise dans lé commerce, présente les changements suivants : elle est beaucoup moins noire dans son ensemble; le ciel a été très-éclairci; le mur sur lequel le garde-française avait la main gauche posée, a été refait; au-dessus on voit quelques arbres qui n'existaient pas dans l'épreuve précédente; tous les fonds enfin ont été refaits.