‹ Charlet, sa vie, ses lettres, suivi d'une description raisonnée de son œuvre lithographiqueChapitre 66 sur 184 · VIEILLARD MÉDITANT DEVANT UNE TÈTE DE MORT. Il a · texte numérisé non relu

VIEILLARD MÉDITANT DEVANT UNE TÈTE DE MORT. Il a

placé près d'elle ses croix et ses cordons. Assis dans un large fauteuil, un livre devant lui, les yeux fermés , il semble absorbé par les plus graves réflexions. Croquis 1/4 jésus, s. t. c. Il ne porte aucuns noms.

295* —PROMENADE A RELLEVILLE DE Mm< DURAND, GOGO, FIFIHE, AZOR , POLICHINELLE ET M. DURAND. Ce dernier, en bras de chemise, le schall de sa femme sur l'épaule, semble médiocrement satisfait de traîner la voiture où sont les enfants, azor et polichinelle. Mme Durand, qui se carre près de lui, est beaucoup plus contente : On aperçoit le petit cousin. En ce moment Coco se lève, et va frapper son père avec une longue gaule en s'écriant : Papa l dada/ T.-g. p. en t., encadrée.

296. — M. Durand est encore moins content. Pendant que Madame

(4) C'est en 1824 que les éditeurs Gihaut commencèrent a imprimer quelques épreuves des lithographies de Charlet sur papier de Chine. Nous nous sommes abstenu d'indiquer dans notre Catalogue cette différence dans la nature des épreuves , ne voulant pas le surcharger.

valse avec le cousin, il fume dans une longue pipe, assis près d'une table, et chargé par sa femme 4e garder son schall, son ombrelle et les provisions. Les deux enfants sont accourus. A droite, GoCo veut s'emparer du dîner. Papal nanan/... A gauche, Fifine retrousse sa robe: Papal caca! T.-g. en t., encadrée. Fait pendant à la précédente.

297. r. — PAPA! NANAN ! PAPA ! CACA! Ce dessin, condamné par le

maître et remplacé par celui que nous venons de décrire , est terminé et porte tous les noms. Parmi les très -nombreuses différences qui le distinguent de l'autre, nous indiquerons celle-ci : la voiture des enfants est à droite ; tout à l'heure elle était à gauche.

298. — Un jeune sergent du génie, avec armes et bagages, a sur sa

route accosté un laboureur, qu'à sa figure martiale on reconnaît pour un ancien soldat, et prenant congé de lui, il en recueille cette moralité : Le laboureur nourrit le soldat, le soldat défend le laboureur I Trois enfants entourent le sergent , et complètent ce beau dessin. T.-g. en t.

299. — LE PREMIER COUP DE FEU. Un jeune soldat éprouve un effet

assez ordinaire en pareille occasion. Il est resté à l'écart et va s'accroupir au pied d'un arbre, tandis que sur la gauche le feu est engagé (1).

300. — LE SECOND GODP DE FEU. C'est tout autre chose : notre cons-

crit est devenu un brave soldat. Monté et agenouillé sur le mur d'un réduit, il tire son coup de fusil sur un Prussien, qui reçoit la charge en pleine poitrine. * G. p. en t., encadrée, faisant pendant de la précédente.

301. — Un vieillard se dirige vers la gauche, portant un pain sous le bras. Il voit un petit pauvre demandant l'aumône : Jeune I se dit-il, f avais des dents et pas de pain ; vieux I fat du pain et pas de dents. Ici, le vieillard porte un chapeau rond.

{{) En cette occasion comme le plus souvent , Charlet a saisi la vérité sur le fait. Quelques-uns de nos lecteurs se rappellent peut-être encore cette parole si facile du D' Pariset , secrétaire perpétuel de r Académie de Médecine. Cette parole était un bouquet de feu d'artifice. Or un jour que le docteur allait parler, il disparaît un moment. Un peu plus tard , il me donnait les raisons de son absence. —

252 DEUXIÈME PARTIE. — VIe SECTION.

Page 1