LE GAMIN ÉMINEMMENT ET PROFONDÉMENT LIBÉRAL. ( Après
le tirage de quelques épreuves, le mot libéral a été effacé et remplacé par celui de national, )
Des grenadiers de la Garde , en marche , sont suivis par une bande d'enfants. L'un dé ces derniers porte le sac et le fusil d'un grenadier, aidé toutefois par deux camarades. A droite, plusieurs enfants sollicitent vivement un autre grenadier de se laisser aussi désarmer ; déjà l'un a saisi son arme , et comme le vieux soldat résiste et menace même de sa main levée, notre gamin lui dit : « Ah! moi! moiJ moi! m' sieur V grenadier y que f vas vous V porter vot' fusil; j'ai de lapogne , • moi ! j' suis joliment roide des reins , allez /. . . »
T.- g. p. en t., encadrée.
333. — L'ALLOCUTION (28 juillet 1830). Au coin d'une rue, des
hommes du peuple sont armés. L'un d'eux, portant un mousqueton dans sa main gauche , aperçoit des gendarmes chargeant. Il se retourne vers ses camarades , et avec un geste animé : Polignac, leur dit-il, a mis la broche, y n mangera pas le rôti! Enfants ! veillez au grain , soignez les pénitents ! Du bon coin! tel et roide d'hauteur! Et quand nous aurons secoué le panier aux ordures , si la France nous doit plus qu'elle ne peut payer, nous lui ferons crédit... T.-g. p. en t., encadrée.
334. -*- Première idée de la pièce précédente. 1/4 jésus, en t., sans
aucuns noms. L'homme qui fait l'allocution a un bonnet sur la tête. A gauche, un homme, le fusil dans les mains, le genou en terre, va faire feu.
335. — *LE TAILLEUR DE PIERRES. Vu de face, les bras nus, la tète
enveloppée d*un mouchoir. Il indique le drapeau tricolore qu'on voit flotter sur la colonne de la place Vendôme, dans le fond, à gauche.
1/4 jésus, en h., encadrée; ne porte aucuns noms.
336. — * LE TAILLEUR DE PIERRES. C'est la même idée que précé-
demment. G. p. en h., sans encadrement, à peu près terminée; ne porte aucuns noms.
Ici le tailleur de pierres a la main droite appuyée sur son pic; dans sa main gauche, il tient un chapeau de paille. La Colonne dans le fond , à droite.
337. — Deux petits garçons se sont rencontrés à la sortie de l'école.
Leur conversation roule sur la politique, car le petit bonhomme de droite dit avec animation au camarade : « «/' te
parie quatre sous tout de suite/ q c'est moi et petit Pannotet qu'a proclamé la République , et qu'a demandé la tête des tyrans! Même que j'ai acheté deux sous de pommes de terre frites,... à preuve!... 1/4 jésus,enh., sans encadrement.
338. — PINGÀRD ET BUCHETTE FAISANT LA PARTIE D'ALLER DE- MANDER DU PAIR OU LA MORT. Nos deux fricoteurs sont ivres et bras dessus, bras dessous; Pingard, à gauche, tient un bâton sur l'épaule; Bûchette, sans chapeau, a grand'peine à rester sur ses jambes. 4/4 Jésus, en h., sans encadrement (1).
339. — CHARGE DE CHEVAU- LÉGERS. Armés de lances, ils défilent
devant un officier supérieur placé au milieu de l'estampe. Dans le fond, à droite, on distingue l'Empereur sur son cheval blanc.
1/4 jésus, en t., encadrée. Une seule épreuve porte le nom de Villain, remplacé aux épreuves postérieures par celui des Gihaut , ces derniers ayant acquis une imprimerie lithographique.
340. — ESSAI A LA MANIÈRE NOIRE , par Ckarlet. Cette pièce , 1/4 Jé-
sus , en h., encadrée , a été dessinée comme essai d'un procédé nouveau de Motte, et imprimée par lui.
Un vieillard, assis dans un grand fauteuil, tient ses lunettes dans la main gauche, et semble méditer devant un livre placé sur une table près de lui.
341. — rrr. Un très-petit nombre d'épreuves de la pièce précédente
ont été tirées avant toutes lettres. Les épreuves portent au bas, à droite, une petite tête de vieillard, dessinée par Charlet, pour essayer le procédé ; elle est effacée aux épreuves postérieures.