INTÉRIEUR DURS BARAÛUE DE CHARBONNIERS FRANCS
COMTOIS. Nous n'avons pas voulu séparer cette pièce de la précédente, parce qu'elle appartient au même ouvrage, sous le N° 126. Elle est néanmoins sortie toute entière du crayon de Charlet. 1/2 colombier en t.
Au milieu de l'estampe , un charbonnier , debout et tourné à droite, fait un geste de surprise, voyant entrer un braconnier qui lui montre un lièvre qu'il tient à la main. Composition de onze figures et un chien.
444. rrr. — Première idée de la pièce précédente. Croquis à l'encre
et au lavis, non terminé. La partie du milieu de l'estampe est restée en blanc. Le charbonnier faisant le geste d'étonnement n'est pas dessiné, non plus que l'enfant placé à la droite de l'homme au lièvre. Les huit personnes composant la famille du charbonnier sont plus ou moins indiquées , et toutes dans des situations à peu près semblables à celles de la pièce précédente.
On n'a tiré que six épreuves de ce croquis ; il n'est pas encadré et ne porte aucuns noms. L., 238 ; h., 185.
Les quatre pièces que nous allons décrire sont les premières et les seules qui aient paru d'une suite qui devait en comprendre douze, et que l'indifférence du public força les éditeurs d'interrompre. Les figures seules appartiennent à Charlet ; tout le reste a été dessiné par Jaime. Un texte accompagnant ces dessins appartient aussi à ce dernier. Ces quatre pièces, format in-folio, ont été imprimées sur papier blanc et papier de Chine; elles sont entourées d'un triple trait carré, et portent tous les noms, sauf le N° 4, qui ne porte que le nom de Gihaut.
445. — N° 1. COMBAT DE LA RUE SAINT - ANTOINE (28 juillet 1830).
A gauche , un cuirassier est tombé , ainsi que son cheval , écrasés par une table et des pavés qui ont été jetés sur eux ; à droite , un jeune homme tue d'un coup de pistolet un capitaine de grenadiers.
446. — N° 2. LE PONT D'ARCOLE (28 juillet 1830). A gauche, un
homme du peuple étendu mort, et près de lui un camarade agenouillé. Au milieu de l'estampe, un chasseur à pied
270 DEUXIÈME PARTIE. — VIIIe SECTION.
delà Garde est tombé, et reçoit des secours d'un autre chasseur qui cherche à le relever.
447. — N° 3. PRISE DU PALAIS -ROYAL (Va juillet 1830). A gauche,
un ouvrier blessé est pansé par une jeune femme ; à droite , un autre ouvrier tient un lourd marteau à la main gauche, et, de l'autre main, il élève en l'air un sabre sur lequel est placé un bonnet à poil comme un trophée.