N° 4. Qui compte sans son fyote peut se tromper. Un
braconnier, assis près d'un gros arbre, se réjouit à la vue du lièvre qu'il tient dans sa main ; il n'aperçoit pas deux gardes qui se montrent au haut d'un mur.
665. — N° 5. (Sans numéro aux premières épreuves.) Dans le fond,
à gauche, grand feu alimenté par les livres que la foule vient y jeter. Sur le premier plan, un vieux barbier se dispose à raser un homme portant des ailes de pigeon. La main gauche appuyée sur la tête de sa pratique , et de l'autre montrant le
feu , il s'écrie avec une libérale indignation : Dieu vivant
brûler Voltaire VA quand on a des Bûches sous la main , et de fameuses bûches !
666. ■ — N° 6. Dans l'intérieur d'un cabaret : A la Quille-Couronnée ,
un grenadier , qui boit avec un vieil ouvrier portant queue et bonnet de police, lui saisit une jambe chaussée d'un bas noir, et , la regardant en riant : Les charbonniers , lui dit -il, ap- , pellent ces jambes-là des fiuntero7is !
667. — N° 7. Un vieillard se promène sur le quai au charbon, . coiffé d'un chapeau à trois cornes, ses mains dans un manchon, un parapluie sous un bras, un petit chien sous l'autre. Un charbonnier, assis avec deux camarades, voyant cette tournure grotesque, rendue plus grotesque encore par une culotte courte et des bas noirs, s'écrie en riant: C'est pas des jambes ça, c'est des fumerons.
(3^8. — Première idée de la pièce précédente. Croquis peu avancé , en h., sans aucuns noms. À la droite de l'estampe, l'homme aux fumerons , coiffé d'un chapeau rond , tient sous le bras gauche un petit chien, et donne l'autre à sa femme.
669. — N° 8. Deux officiers supérieurs de la garde nationale causent
dans un jardin ; l'un aussi gros et court que l'autre est sec et long : Les farceurs de ma compagnie , fait celui-ci , disent quêtant huissier , $e devrais être fort sur les commandements.