‹ Charlet, sa vie, ses lettres, suivi d'une description raisonnée de son uvre lithographiqueChapitre 134 sur 183 · LE PÈRE BROUSSAILLE. Une jeune femme est assise au · texte numérisé non relu

LE PÈRE BROUSSAILLE. Une jeune femme est assise au

pied d'un arbre, ayant près d'elle un enfant. Un peu en arrière, son mari , debout , vient de se plaindre à son vieux gardechasse de la rareté du gibier. Celui-ci, prenant le ciel à témoin , s'écrie d'un air contrarié et découragé : On m" demande du lapin!! !... tyn veut que j' tue du lapin... avec un habit bleu de ciel et un collet rouge;... les guefrdins rn voyent d'un bout à Vautre du bois ; ils disent : Tiens , v'ià V père Broussaille avec son collet rouge!!...

745. — 2. Dans le fond , à, droite, des enfants se battent; un autre enfant, armé et équipé, se tient à l'écart, appuyé contre un arbre; c'est Achille retiré sous sa tente. Un jeune camarade est accouru près de lui, et, montrant la bataille, le presse de venir y prendre part. Mais celui-ci, les bras croisés, ferme dans sa résolution, répond : J' m' bats pas. Le plus souvent... que

(1 ) Veut-on savoir ce que Charlet pensait de la justice ? Je venais de perdre un procès en appel , et je racontais à notre ami avec une certaine émotion les circonstances , asser. curieuses , il est vrai , de ma condamnation.

■ Vous paraissez étonné, médit Charlet ; moi, j'ai profondément médité sur la justice ; voilà ce que c'est : un banc parsemé de clous , dont le moindre inconvénient est de vous déchirer les culottes.

322 \ DEUXIEME PARTIE. — IXe SECTION.

f vas m faire calotter, déchirer mes z'hardes, et tout pour des cadets qui mangera la galette et les noix verts, et qu' moi f aurai les coquilles.

746. — 3. A la rentrée de la classe, un petit écolier aborde un inva-

lide manchot assis sur un banc de pierre , et lui montrant sa croix: Oui, qu' f peux m'en vanter, lui dit-il, et qu encore j l'ai gagnée à l'école mutuelle ,... moi!... la croix, et qu c est les bonnes!... Et vous, c'est-y à la mutuelle que vous l'avez eu?

747. — 4. LES DEUX COQS. Au milieu de la campagne, deux jeunes

soldats d'infanterie ( veste et bonnet de police ) , en viennent aux mains. Une jeune femme près d'eux ne laisse aucun doute sur le sujet de la querelle.

Amour! tu perdis Troie!

748. — 5. L'HOSPITALITÉ. Une petite fille et un petit garçon font la

dînette. Survient Polichinelle en grande tenue. Tous deux se lèvent , et pendant que la petite fille témoigne son admiration , le petit garçon prend la main de son hôte , et l'engage à se mettre à table.

749. — 6. Deux épiciers sont en chasse, tenant leurs fusils prêts à

faire feu. Et cependant ils sont plus préoccupés de leurs affaires que de la chasse , et ne s'aperçoivent pas que leur chien est resté derrière eux en arrêt sur un lapin. // y aura de la baisse! dit l'un d'eux; Bijotot , mon ami, écoulez vos huiles , et méfiez-vous de la cannelle !

,750. — 7. Marche de lanciers par un temps de neige. L'un d'eux, arrêté et causant avec trois paysans, voit venir à lui un pauvre fantassin, tramant un petit chien. Faut du tempérament ! s'écrie le lancier. »

751. j- 8. Une armée traverse un vallon aride, entouré de hautes ' montagnes. Un soldat d'infanterie a gravi un rocher, et de là ,

parcourant des yeux et du geste ce triste pays , il s'écrie avec mélancolie : Tout ça ne vaut pas mon doux Falaise l... on ny .-—v voit point seulement un pommiei , dans ce pays de malheur!

752. — 9. Costumes du moyen âge. Un militaire assis à une table,

• au cabaret, voit trois enfants qui s'emparent de son mousquet et s'en amusent. « J'aime les enfants !... moi, dit-il en riant.

753. — Première idée de la pièce précédente. Croquis en t., sans en-

cadrement et peu avancé. Le soldat assis à droite, sur un tertre dans la campagne, a. debout sur ses genoux un entant que tient encore une jeune femme. Dans le fond, à gauche, on .— distingue un homme à cheval, portant un chapeau à plumes. (luj— 10. LES CONFRÈRES. Repas de nombreux amis après Tenterl, rement de Frérot. Plusieurs portraits plus ou moins ressemblants. Charlet écrit : Nous venons d'enterrer l'ami Frérot , honnête entrepreneur, bon père , bon époux ; veuve inconsolable, c'est l'usage ; convoi de cent yingl rouverts, c'est joli!... et Fromont qui chante les mœurs !...

im. — 1 1. LES HÉRITIERS. Un médecin va quitter la chambre d'un ' moribond. Il est entouré par les héritiers qui lui demandent, d'un air plus ou moins affligé : Pensez-vous que notre respectable et digne oncle aille encore jusqu'à demain?

T.>(>. — 12. LES FRANÇAIS NE SUPPORTENT POINT L'HUMILIATION. Les tambours d'un régiment exécutent des batteries sous la direction d'un tambour-maître. Le tambour-major, qui les écoute, témoigne son mécontentement; sa canne sous le bras gauche, le bras droit étendu vers les tambours : Tambourmaître, dit-il, nous n'avons plus le pompon!!! la batterie

est molle II je veux quelle soit enlevée par des ratés-sautés lA ou je donne ma démission... alors le gouvernement s'arrangera comme il pourra! ...

Le Raté-Sauté est m coup romantique ; U remplace le vieux lu, clcunque irrwera-+4l à

une aussi belle vieMesse ?

(757)— 13. Un vieillard vénérable est dans son lit lisant la bible: Mon fils, dit-ii à un jeune soldat assis près de lui, la vie est une garde qu'il faut monter proprement et descendre sans taches! /

758. — U. LE BRIGADIER PETREMANN. C'est un lancier; il est ivre: c / Chebleire gom une pet e de Rochon; che safre bas bourguoi,

se dit-il. — Les deux ou trois premières épreuves de cette pièce portent, à la suite de la légende ci-dessus, ces mots : Bourguoi c'tre gombrand bas ché une jagrinJ Bourguoi? 1 Voilai

Page 1