VALENTIN HÉRITE DE SON PÈRE. Valentin repasse par
Lipeloo pour voir son père; mais Dieu l'a appelé <) lui , quoique jésuite. Valentin, profondément affligé, hérite de huit mille francs de rente , et trouve un coffre-fort garni de cinq cents napoléons; il a la douleur d'être obligé de vendre la maison ! d'emporter l'argenterie comme aussi ce qu'il y a de plus précieux. . . Quel événement !...
Il emmène lu brmne Gertrude et le chien de son malheureuse
360 DEUXIÈME PARTIE. — IXe SECTION.
père ! Valentin , en bonnet de police , la précieuse cassette sous le bras, se dirige vers une voiture attelée de deux chevaux*
956. — 42. VALENTIN REVOIT SON PÈRE ADOPTIF. Le père Fraumont , toujours orné de son bonnet de coton de soie noire (selon son expression), était en train de prendre un air de soleil (toujours selon son expression), quand tout à coup Valentin se jette dans ses bras. — Quoi! c'est toi?... Oui, moi !.. . Ah!... oh !... eh !. . . mon Dieu !... ah!... j'été binninquet , va! d savoir qui t'était venu une jambe de moins!... mais te voilà!
1)57. — .43. VALENTIN BON PAROISSIEN. Suivi toujours de la gouvernante et du chien, il entre chez le curé qu'il trouve faisant le catéchisme à de petits garçons. — Monsieur le curé , lui dit-il, je vous apporte trois cents francs pour les pauvres de la paroisse ! Moi, voyez-vous, je me suis peu servi de la religion, mais je vais regagner mes distances , parce que je la respecte conformément au règlement, et que l'Evangile c'est une bonne école du soldat pour le citoyen!... Chrétien à outrance... et Français à mort!...
Le bon curé, ému par ces paroles, remercie Valentin en lui montrant le ciel.