FIL ET COTON. FER ET ACIER
A gauche, un jeune calicot d'une constitution grêle, élégamment vêtu ; il a un cigarre à la bouche et une canne à la main.
A droite , un ouvrier près de son enclume forge des baïonnettes. Les bras nus, d'une force athlétique, un brûle-gueule à la bouche, il regarde avec mépris son voisin.
968. — N° 2. Un ouvrier, aux formes les plus robustes, serre avec
énergie la main d'un vieux sergent, et échange avec lui ces paroles : L'armée ! c'est le peuple !... le peuple et l'armée/... toujours !... Français !... à mort !
969. — N° 3. Un gros banquier, loup-cervier engraissé par la révo-
lution de Juillet, aristocrate de nouvelle fabrique, est étalé dans un grand fauteuil et fait jabot. Près de lui, un vieux balayeur le désigne de la main, se disant : J'ris-ti d'voir tous ces fricoteurs-là faire les Latremouille et les Montmorency avec leurs figures barbouillées de raisinet /... j'en ris-tif
970. — N° 4. Si les chevaux s'entendaient , quelle révolution 1! s'ils ne voulaient plus recevoir de coups de fouet l... s'ils se disaient : nous ne voulons plus qu'on nous ETRILLASSE , ni qu'on nous ÉCORCHASSE ! ... avec la réforme, ça mettrait le pouvoir sur la paille.
Ces réflexions politiques sont adressées, avec un geste significatif, par un vieux cocher à un camarade qui, pour l'écouter , a interrompu le pansage de ses chevaux et rit de tout-cœur.
974. — N° 5, UN INFAME. Un vieil officier d'infanterie a tourné le