DEUX PRISONNIERS RUSSES AMENÉS DEVANT UN OFFICIER
FRANÇAIS. Un sergent les conduit; à gauche un bivouac; sur le premier plan, deux officiers assis.
P. m. en t., encadrée; ne porte aucuns noms.
55. — * PRISONNIERS AUTRICHIENS. La colonne marche de gauche à
droite; à sa tête, un jeune soldat français élève dans ses deux mains et regarde avec joie un drapeau ennemi.
Pièce faisant pendant à la précédente. Au bas, à droite, le nom de Charlet.
56. — *LE VIN DE LA COMÈTE. Un vieux savetier montre avec joie
un pot de vin qu'il vient de prendre au cabaret portant pour enseigne une comète.
P. p. en h., encadrée, avec les seules initiales Ch.
57. — *LE PEINTRE D'ENSEIGNES. Il paraît plein d'enthousiasme
devant une poire qu'il est en train de peindre. Croquis en h. sans aucune indication.
58. — Un vieux perruquier borgne attend le lever d'un vieillard
pour lui faire la barbe. Celui-ci sort de son lit sur lequel il reste encore assis entre un chien et un chat : Que dit-on ? demande-t-il avec empressement.
P. m. en h., encadrée. Au bas, à gauche, la lettre C.
59. rr. — Deux vieillards sont assis sur un banc ; celui de gauche
parle à l'oreille de l'autre, sa main devant sa bouche, par un
excès de prudence : On dit à ces premiers mots, la figure
du vieillard, qui reçoit la confidence, se décompose.
P. m. en h., encadrée. Au bas, à droite, la signature C.
Cette pierre s'étant cassée après le tirage d'un petit nombre d'épreuves , a été refaite comme il suit :
60. — ON DIT. Copiée sur ia précédente avec ces changements : elle
est en sens inverse, et les bas sont chinés. A droite, le nom de Delpech.
61. — Nos deux vieillards sont assis sur un banc dans un jardin :
On ne dit rien, dit celui de gauche; et il s'assoupit , les deux mains appuyées sur sa canne.
P. m. en h ., avec le nom de Delpech et l'initiale C.
62. — Un vieux colonel, vêtu d'une manière grotesque, vient pro-
bablement de lire, dans la Quotidienne qu'il tient à la main, le départ des troupes étrangères : Ils s'en vont ! dit-il d'un air profondément affligé. P. m. en h.
Gharlet, après s'être amusé dans les pièces précédentes de ces vieillards tant ridiculisés sous le nom de voltigeurs , introduit deux libéraux, comme on disait alors.
03. — L'un deux a dans ses poches deux volumes sur lesquels on lit : Voltaire , Rousseau. Arrêté par un ami, ils se disent: // faut en rire , voyant à leur droite des enfants conduits par un frère, et à leur gauche, de grotesques voltigeurs en uniforme; parmi ces derniers, au dernier plan, on distingue Wellington.
P. m. en h., encadrée, avec le nom de Delpech et l'initiale C.
64. rrr. — * JE BOUDE AVEC LES BLANCS. Tels étaient les mots que
devait porter cette pièce. Elle contient dix personnages , et porte en h. 270, et en 1. 240; sans aucune indication.
Un officier de hussards , décoré , fait une partie de dominos avec un voltigeur, portant la décoration du lys d'une manière ridicule. Ce dernier a l'air mécontent, et ce mécontentement est partagé par les autres voltigeurs grotesques qui l'entourent. Voici pourquoi : Ayant montré les quatre dominos qu'il tient à la main, et qui sont tous des blancs, l'officier découvrant son jeu a dit : Je boude avec les blancs.