‹ Charlet, sa vie, ses lettres, suivi d'une description raisonnée de son uvre lithographiqueChapitre 54 sur 183 · GARDE NATIONALE DE PARIS. GRENADIER (GRANDE TENUE · texte numérisé non relu

GARDE NATIONALE DE PARIS. GRENADIER (GRANDE TENUE

1827. Vu de trois quarts, tourné à droite, il porte l'arme à volonté sur- l'épaule gauche. Dans le fond, la colonne de la place Vendôme.

P. m. en h., encadrée, avec les noms.

(1) Ces deux belles pièces étaient condamnées : Villain avait reçu l'ordre d'effacer les pierres. Il les avait devant lui et les regardait d'un air piteux , ne pouvant se résoudre à cette exécution barbare , quand, fort heureusement, arrive Denon , le directeur du Musée. Denon sauva ces beaux dessins. « Hàtez-vous de les tirer, dit-il a Villain , je prends tout sur moi. »

(2) Jusqu'ici (1827) Charlet a laissé tomber sa verve moqueuse sur la garde nationale. (Voyez M. Pigeon en grande tenue , solliciteur, etc. ) Mais cette garde étant dissoute , elle prenait une toute autre couleur pour l'opposition , et Charlet la représente sous un aspect digne et sévère. Mais voyez combien Charlet leste toujours vrai : ce ne sont pas des soldats , mais d'honnêtes mardi nids habillés en militaires.

207. r. — la même pièce, première idée. De la même dimension que la précédente. Elle n'est pas encadrée et ne porte aucuns noms. A droite, on lit sur un mur : Les Amis seront toujours des amis , etc.

208.— GARDE NATIONALE DE PARIS. CHASSEUR (GRANDE TENUE). 1827. Vu de profil, tourné à droite, il a l'arme au bras; derrière lui, à gauche, une guérite.

P. m. en h., encadrée, avec les noms.

Nous avons lu dans la vie et dans les lettres de Charlet qu'au commencement de 1845 il dessina sur pierre les premières pièces d'une galerie militaire , dans laquelle toutes les gloires de la France devaient trouver leur place. Ses premiers essais retraçaient les divers uniformes des corps composant l'armée au moment de la Révolution ; mais ils furent bientôt interrompus pour faire place à la Garde Impériale , que Charlet voulut faire paraître avant tout. Cette dernière suite devait se composer de quatre-vingt-quatre pièces, au moins (car nous voyons ce numéro inscrit sur l'estampe intitulée : l'Empereur, 1812 ; trente-six seulement ont vu le jour, dont trois appartiennent plus ou moins à Raffet.

Après la mort de Charlet, qui vint interrompre ce beau travail, sa veuve put croire un moment que les amis et les élèves de son mari, Bellangé, Raffet, Lalaisse, Valério, Canon, Ginain, etc. etc., pourraient, sur quelques indications qu'il avait laissées, terminer son œuvre ; mais il fallut bientôt renoncer à cette idée , plus généreuse de part et d'autre qu'exécutable.

Costumes de Corps militaires faisant partie de l'armée française avant et pendant la Révolution.

209. rrr. — * GARDE -FRANÇAISE (14 JUILLET 1789). Il marche de droite à gauche, tournant le dos à la Bastille qui remplit la plus grande partie du fond ; il porte son fusil sur l'épaule droite, la crosse dans la main. Il tient de la main gauche une épée dans son fourreau, et des ornements militaires parmi lesquels une croix de Saint-Louis.

Cette pièce encadrée a en h. 250 sur 180 en 1. Elle ne porte pas le nom de Villain, qui l'a imprimée, mais seulement celui de Charlet, au bas, à gauche.

238 DEUXIÈME PARTIE. — Ve SECTION.

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