ACTE IV. SCÈNE I
QUATRIÈME CITOYEN
C'est cela. Détruisons la race tout entière !
[Charlotte fait un geste d* indignation et se dirige vivement vers la boutique du coutelier. — Arrivée à la portCy elle hésite quelque temps avant d^entrer,]
l'orateur, montrant le joumaL Écoutez !
PLUSIEURS citoyens.
Écoutons !
deuxième citoyen.
Marat €st notre ami.
QUATRIÈME CITOYEN
Un gaillard, celui-là, qui n*est pas endormi !
l'orateur.
Un vrai républicain !— il ne fait pas de phrase, Celui-là; mais il tranche un complot par la base. 1655
LES CITOYENS
Vive Marat I
[Charlotte entre chez le coutelier.']
l'orateur.
Notez le passage suivant.
[// ///.] "Jamais nous n'avons joui de quelque repos qu'à la suite des expéditions populaires. Alors ils étaient tranquilles; ils jouaient même les patriotes. 1659
[Rires."] "Le rôle que la crainte des vengeances momentanées leur a fait jouer quelques jours, la crainte constante des supplices le leur ferait jouer jusqu'à leur mort"
DEUXIÈME CITOYEN
Comme c'est raisonné l
l'orateur, lisant,
''Quand donc comprendrons-nous que la liberté ne peut être établie que par la violence?"
PREMIER CITOYEN
C'est compris. — En avant! 1665
QUATRIÈME CITOYEN, tirant son sabre du fourreauy d P agitant au-dessus de sa tète.
Vive la liberté!
l'orateur.
Vous êtes tous des hommes?
LES CITOYENS
Oui, oui.
l'orateur.
Vous êtes tous décidés?
LES CITOYENS
Nous le sommes.
l'orateur.
£h bien ! donc, suivez-moi !
\Il descend de sa chaise^ et se met à la tète du groupe,^
PLUSIEURS CITOYENS
Marchons !
PREMIER CITOYEN
Septembrisons Les traîtres Girondins qui sont dans les prisons!
DEUXIÈME CITOYEN
Mort aux accapareurs !
l'orateur, se mettant en marche à la tète du groupe.
Au faubouig Poissonnière! 1670 [// sort à droite^ suivi d^une portion du groupe, — Une au/r^ j^ar//ûft reste indécise et se groupe vers la droite,]