DE MARGIERITE-ÉLIE GUADET ET DE JEA\-BAPTISTE SALI.E
Du l*"" Messidor L'an 2* de La République Française Une et indivisible.
Ont été amenés à l'audience deux particuliers, auxquels le président a demandé leurs noms, surnoms, âges, professions et derniers domiciles.
Ont répondu se nommer Marguerite -Élie Guadet, homme de loi, âgé de 35 ans, natif de S' Émilion, domicilié à Bordeaux ; et J" B'^ Salle , médecin , âgé de 34 ans, natif de Vezelize, chef-lieu du département de La Meurthe (sic) , tous deux ci-devant représentants du peuple.
Lecture a été faite de l'arrêté du Comité de salut public, conçu en ses (sic) termes :
« Le Comité de salut public arrête que la commission établie à Bordeaux par les représentants du peuple pour juger les contre - révolutionnaires , reprendra l'exercice de ses fonctions du moment de la réception du présent arrêté. »
Lecture a été pareillement faite du décret de la Convention nationale du 28 juillet 1793, dont la teneur suit :
c( La Convention nationale décrète ce qui suit :
» Article 1".
» La Convention nationale déclare traîtres à la patrie Buzot, Barbaroux, Gorsas, Lanjuinais, Salle, Louvet,
188 nnnrMEXTS.
Borgoinp-, Potion, Guadct, (^liassey, Chambon, Lidon, Valady, Ferinont, Kervelgan, Henry Larivière, Rabaut Saint-Etienne, Lesage (de l'Eure), qui se sont soustraits au décret rendu contre eux le 2 juin dernier, et se sont mis en état de rébellion dans les départements de l'Eure, du Calvados et de Rhùne-et-Loire, dans le dessin (sic) d'empêcher le rétablissement de la République et de rétablir la royauté. »
La commission militaire, convaincue de l'identité des personnes de 3Iarguerite-Élie Guadet et Jean-B" Sale (s/f), ordonne, d'après la loi du 28 juillet, qu'ils subiront la peine de mort; déclare tous leurs biens confisqués au profit de la République; ordonne en outre que le présent jugement sera à Tinstant exécuté sur la place Nationale de cette commune, imprimé et affiché partout où besoin sera.
Fait et jugé eu l'audience publique de la Commission militaire, séante provisoirement au palais Brutus, le r*" messidor, l'an IP de la République française, une et indivisible.
Signés : M\rgcerie, An"' Albert, Lacroix fils, 3Iorel, Barreau, et GiFFREY ', commis greffier.
Manque la signature de Lacombe, président. ' Giffev ou Gistev.