‹ Charlotte de Corday et les Girondins (volume 2)Chapitre 39 sur 174 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les mêmes; ROBESPIERRE, BAZIRE.

ROBESPIERRE

Un tel soin n'est plus ce qui nous touche. Tout change autour de nous, et l'orage grossit.

BAZIRE

D'ennemis déclarés la ville se remplit;

J'ai tout vu par mes yeux. Cette foule inquiète

Qui, voyant à regret l'echaffaut qu'on apprête.

Se bornoit toutes fois à désirer la paix,

Et troubloit faiblement le cours de nos projets,

Active maintenant contre la tirannie ,

Parle de liberté, veut venger la Patrie.

Contre un parti puissant, de l'empire investi.

On sent qu'il faut enfin Elever un parti.

En plaignant cette femme, on ne veut plus sa grâce;

On parle de triomphe, on s'agite, on menace.

Mais ces grands mouvemens sont sourds entrés '.

Ce n'est plus par des cris que les vœux sont livrés; L'orage est annoncé par un secret murmure ; Et si j'en crois enfin un si terrible augure. Quelque complot funeste est tout prêt d'eclatter.

1 La première moitié de ce mot est effacée, sont concentrés.

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