‹ Charlotte de Corday et les GirondinsChapitre 28 sur 97 · FIN DU PREMIER ACTE · texte numérisé non relu

FIN DU PREMIER ACTE

Au second acte, Duperret vient proposer à Marat une réconciliation entre tous les partis :

Et que nos cœurs enfin, libres de toute haine, Confondent le Marais, la Montagne et la Plaine.

Marat répond :

Quand même je croirais à ta sincérité, Duperret, entre nous il n'est point de traité. Des droits d'un Peuple libre interprète suprême, Que dis-je, la Montagne est le Peuple lui-même : Ils se prêtent sans cesse un mutuel appui. La Montagne, impassible et ferme comme lui. D'un souffle écrasera vos Marais et vos Plaines.

Duperret.

Tu veux donc des Français éterniser les haines? Où crois-tu nous traîner encore?

Marat.

A l'échafaud.

Duperret. 11 te faut donc du sang?

DE CHARLOTTE DE CORD.VY. clxxxi

Marat.

Oui, parjure, il m*en faut; Mais c'est un sanç impur versé dans les supplices; C'est le tien, c'est celui de tes lâches roinpliccs, etc.

Ce dialogue se prolonge et finit par des injures que Marat adresse à Duperret, puis il s'éloigno. Duperret, resté seul, explique dans un monologue quels sont ses véritables desseins sur Marat et sur Charlotte :

La ven(jeance, Marat, va coiinnencer par toi;

Ta mort sur la Montajjne ira semer l'effroi,

Et les tiens éperdus, ne songeant qu'à te plaindre.

S'ils ne nous aiment pas, du moins sauront nous craindre.

Charlotte va venir : par sa feinte douceui ,

Klle a su (h'-rober les secrets de son cieiir.

In fanatisme ardent a diri(;é son zèle;

Elle croit plaire aux cieux et ven(;er leur querelle.

Taisons servir Terreur à nos vastes desseins,

Mênie en la méprisant, servons-nous de ses mains.

Elle vient. Réchauffons le zèle qui l'anime.

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