‹ Charlotte de CordayChapitre 48 sur 89 · LETTRE DE FOUQUIER-TINVILLE · texte numérisé non relu

LETTRE DE FOUQUIER-TINVILLE

Paris, ce quatorzième juillet 1793, l'an II. e de la République.

Citoyens ,

L'horrible attenlat commis hier dans la personne du Brave et courageux re'publicain iMarat, en même temps qu'il doit porter l'indignation dans le cœur de tous les vrais re'publicains , Exige un exemple aussy se'vère que prompt; le Glaive de la Loy doit Frapper sans aucun retard l'auteur et complices d'un pareil attentat.

Aussi, si vous pouviez me faire passer le procès-verbal et les pièces relatives à cette malheureuse affaire dans la matinée : dès demain l'accusée sera jugée.

Je ne vous fais aucune observation sur la compétence du tribunal, car s'agissant de l'assassinat d'un membre de la Convention, la connaissance en appartient exclusivement au tribunal révolutionnaire.

Salut et fraternité' ,

FoUQUlER-TlNVILLE.

Les citoyens administrateurs du déparleme?it de police de Paris.

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