‹ Charlotte de CordayChapitre 53 sur 89 · I)ÉC[.ARA110N DELA CITOYENNE D'AUBANTON · texte numérisé non relu

I)ÉC[.ARA110N DELA CITOYENNE D'AUBANTON

Comité de Sûreté générale et de Surveillance de la Convention Nationale,

(Seîïe juillet mil sept cent quatrc-viiii^t-treize, l'an tleiixiènic de \* République),

S'est présentée au Comité, en vertu d'une invitation, lu citoyenne D'Aubanton , tlemenrant rue des Mathurins ou de Beanrepaire, nume'ro (44)) laquelle a volontairement déclare' que passant vers sept heures ou sept heures un quart dans la rue Hautefeuille,près lesPre'montre's, elle a apperçu deux hommes qui se parloient ensemble ; l'un d'eux appercevant la de'clarante qui portoit une cocarde dit assez haut pour être entendu : On assassine Marat; un facteur qui passoit par là dit qu'il venoil à l'instant de remettre une lettre chez lui.

Cet homme qui a tenu ce propos à l'instant même où on assassinoit effectivement Marat , portoit un habit de soie de couleur mèlëe tirant sur la canelle j il portoit des bas de soie blanc , il e'toit d'une taille assez grande.

Signé D'Aubanton.

Il seroit essentiel que la déclarante fût confrontée avec les pre'venus de complicité', et qu'on pût de'couvrir quel e'toit le facteur qui porta une lettre chez Marat, à sept heures du soir, afin de le confronter e'galement avec les prévenus.

Signé \)v,Q\iKï^ membre du Comitë,

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