‹ Charolles: Son alimentation en eau potableChapitre 11 sur 27 · MAO · texte numérisé non relu

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qu’on fait refroidir rapidement. Puis on porte à J’étuve à 20°. Au bout de deux jours les colonies apparaissent et on les numérote au fur et à mesure tous les deux jours jusqu’au 15° jour. On fait la moyenne des 3 boîtes, et on exprime les résultats en les rapportant au cm*.

Lorsqu'il y a des colonies liquéfiantes on note l'odeur s’il y a lieu; lorsque la liquéfaction envahit la plaque on arrête la numération, et, on en tient compte dans les résultats en se reportant aux échelles établies à ce sujet par MIQuEL.

Une eau peut être considérée comme pure lorsqu’elle renferme moins de 1000 germes par cm° (Mi- QUEL) cette appréciation n’a rien d’absolu, chaque cas doit-être considéré en particulier.

On devra noter soigneusement également si la culture a donné lieu à des colonies chromogènes et liquéfiantes ou simplement chromogènes ou liquéfiantes. Au besoin, on pourra identifier certaines colonies par culture sur milieux spéciaux.

Parmi les microbes pouvant être rencontrés plus fréquemment dans les eaux impures, outre les agents des maladies transmissibles par l’eau citons le Colibacille, l’Entérocoque, Proteus vulgaris, Bacillus fluorescens liquefaciens, Bacillus fluorescens putridus, Bacillus fluorescens non liquefaciens, Bacillus cloacae, Spirillum tenue, Spirillum undulla, Spirillum serpens.

Analyse qualitative.

Pour l'analyse qualitative, nous avons utilisé la recherche de la contamination globale des eaux au

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moyen du rouge neutre comme l’a préconisé RocHaAIx, au lieu de rechercher simplement le colibacille. On sait que cette méthode est basée sur l'emploi d’un bouillon au rouge neutre. L'action réductrice du colibacille avait été utilisée avec plus ou moins de succès antérieurement, pour la détection de ce microbe dans l’eau. RocHaix dans une série d’études publiées de 1909 à 1917 a élucidé le mécanisme de cette réaction, montré dans quelles conditions elle devait être effectuée, recherché les microbes qui possèdent également le pouvoir de réduire ce corps. Et il est arrivé à cette conclusion, que dans les conditions indiquées, la réaction du rouge neutre est l’apanage des microbes des matières fécales, du purin et du fumier (colibacilles, paratypiques À et B, bacillus enteritidis, de GOERTNER, bacillus cloacoe, bacillus du Hogcholera, Proteus dans ses diverses variétés, pneumobacille de FRIEDLANDER, urobactéries, bacille pyocyanique, etc). Un échantillon d’eau ensemencé en bouillon rouge neutre, dans les conditions voulues et donnant une réaction positive sera donc considérée comme contaminé, non seulement par le colibacille mais par d’autres microbes ayant la même signification. L'indice de contamination n’est plus le colibacille seul, mais l’ensemble des microbes faisant virer le rouge neutre.

Dans un 12 litre d’eau, on fait cuire 125 gr. de viande de bœuf (mais un point essentiel est que la viande soit à peine cuite). On ajoute :

HFPeptoné nr; le nu 10 gr.

NU ue.

On ramène à 500 em° avec de l'eau. On neutraliseavec une solution de COSNa? (on va même jusqu'à faible alcalinité). On stérilise à l'autoclave à 120° pendant 1/4 d'heure. Après refroidissement et décantation on ajoute 5 em de la solution.

Eau distillée .... 100 cm° Rouge neutre ... 5 gr.

On stérilise à l’autoclave à 115° pendant 1 heure.

L’addition de glucose au milieu, comme l'avait proposé SAVAGE, pourrait fausser les résultats, car le virage au jaune canari avec fluorescence verte, est dû à des phénomènes de réduction en milieu alcalin (Ro- CHAIX). Or, la fermentation des sucres aboutit à la formation d'acides, ce qui pourrait gêner la réaction.

Pour apprécier la contamination on emploie l'échelle ci-dessous. On répartit dans différents tubes ou fioles, l’eau à analyser aux doses de

0 em° 50 - 1 em$ - 2 em° - 5 cm - 10 cm - 20 cm.

Dans chaque tube ou fiole on ajoute du bouillon au rouge neutre dans les proportions correspondantes suivantes :

1 em$ - 2 cm$ - 4 em$ - 10 cm - 20 em° - 40 cm.

On porte à l’étuve à 37° pendant 48 heures. Les tubes renfermant des microbes de contamination d'origine fécale deviennent jaune canari avec fluorescence verte. Si le deuxième tube est le premier qui présente le virage, on dit qu’il y a un microbe de contamination au em, soit 1.000 au litre, ou que l'eau est contaminée à 1 cmÿ.

Lorsqu'on trouve des microbes de contamination, à partir de 100 au litre l’eau devient suspecte. A

| L'interprétation des résultats peut être ou trés fa- <ile, ou trés délicate; chaque cas doit être envisagé en particulier. ;

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