‹ Chartes des libertés anglaises (1100-1305)Chapitre 123 sur 141 · DE LA GRANDE CHARTE DE HENRI III (1225), PAR EDOUARD I · texte numérisé non relu

DE LA GRANDE CHARTE DE HENRI III (1225), PAR EDOUARD I

(12 octobre 1297 et 28 mars 1300.)

De Vinspeximus de 1297, il existe un origiiial scellé aux archives municipales de Londres (Guildhall) ; au bas et à la marge de gauche est cousue une cédule en parchemin portant Tordre du roi aux shériffs de faire publier et observer la Grande Charte. C'est cet original qui a été reproduit dans l'édition des Statutes of the realm, avec un fac-similé gravé du commencement et de la fin de l'acte; c'est lui aussi que nous avons suivi. De cet Inspeximus, Blackstone cite seulement une copie authentique dans le « Statule roll » d'Edouard I (anno 25°, m. 39). De Vinspeximus de 1300, au contraire, il mentionne trois originaux conservés à Durham, au collège d'Oriel (Oxford) et aux archives collégiales de Westminster. Il leur a comparé une transcription officielle dans le « Livre rouge de l'Echiquier ». En même temps que la Grande Charte, celle de la Forêt a été aussi rééditée et confirmée par Edouard I. De Vinspeximus du 28 mars 1300, il y a deux originaux, l'un à Durham et l'autre au collège d'Oriel à Oxford. Blackstone en a donné les variantes dans son édition.

Edw^ardus, Dei gratia rex Anglie, dominus Hybernie et dux Aquitanie, omnibus ad quos présentes littere pervenerint, salutem. Tnspeximus magnam cartam domini Henrici quondam régis Anglie patris nostri de libertatibus Anglie in hec verba.

Suit le texte de la Grande Charte de Henri III en 1225, avec les variantes que nous avons données plus haut. \j Inspeximus se termine ainsi :

Nos autem donationes et concessiones predictas ratas

Xni. — INSPEXIMUS DE LA GRANDE CHARTE (1297-1300) 91

habentcs et gratas, eas pro nobis et heredibus nostris concedimus et confirmamus, easque tenore presentium innovamus, volentes et concedentes pro nobis et heredibus nostris quod carta predicta in omnibus et singulis suis articulis imperpetuum firmiter et inviolabiliter observetur, etiam si aliqui articuli in eadera carta contenti hucusque forsitan non fuerint observati. In cujus rei testimonium bas litteras nostras fieri fecimus patentes. Teste Edwardo filio nostro apud Westmonasterium duodecimo die octobris anno regni nostri vicesimo quinto.

Après les mots : non fuerint observati^ Y Inspejcimus de 1300 continue et termine dans les termes suivants :

Hiis testibus venerabilibus patribus Roberto Cantuariensi archiepiscopo , totius Anglie primate, Antonio Donelmensi, Ricardo Londoniensi, Ranulfo Elyensi , Thoma Exoniensi, Waltero Coventriensi et Lychefeldiensi, Simone Sarisberiensi J. [sic) Roffensi, Johanne Norwicensi et Johanne Landavensi episcopis, Johanne Lincolniensi electo, Johanne de Warenna comité Surreie, Thoma comité Lancastrie, Rogero le Bygod comité NorlFolcie et marescallo Anglie, Henrico de Lacy comité Lincolnie, Radulpho de Monte Hermer comité Gloucestrie et Hertfordie, Humfrido de Bohun comité Herefordie et Essexie, Guydone de Bellocampo comité Warrwick, Ricardo filio Alani comité Arundellie, Reginaldo de Grey, Johanne de Hastinges, Henrico de Percy, Hugone le Despenser, Hugone de Veer, Roberto de Tateshall, Hugone BardolT, Hugone de Curteney, Johanne de Segrave, Henrico de Grey, Willelmo de Ros de Helmesleyc, Alano La Zusche, Roberto de Tony, Roberto de Monte alto, Willielmo de Breus, Thoma de Furnivall , Johanne Engaigne, Petro Corbet, Willielmo de Leyburne , Willielmo le Latimer, Waltero de Bellocampo senescallo hospitii nostri, Waltero de Huntercumbe et aliis. Datum per manum nostram apud Westmonasterium vicesimo octavo die martii anno regni nostri vicesimo octavo. (28 mars 1300.)

La cédule en parchemin cousue au bas de V Inspeximus de 1297 contient le mandement suivant :

Edwardus Dei gracia rex Anglie , dominus Hibernie et dux Aquitanie, vicecomitibus Lond[oniarum], salutem. Quia in relevacionem omnium incolarum et populi regni nostri pro nona nobis a laicis de regno nostro in subsidium defensionis ejusdem regni concessa concessimus et confirmavimus pro nobis et heredibus nostris magnam cartam de libertatibus Anglie eamque innovaviraus, volentes et concedentes quod carta illa in oninibus et singulis suis articulis firmiter et inviolabiliter observetur, vobis precipimus quod cartam predictam in civitate predlcta sine dilacione pupplicari et eam in omnibus et singulis suis articulis, quantum in vobis est, observari faciatis firmiter etteneri. Teste Edwardo filio nostro apud Westmonasterium .xij*. die octobris, anno regni nostri vicesimo quinto.

NOTES BIOGRAPHIQUES

Robert de Winchelsea, archevêcjue de Gantorbéry (1294-1313). Il y l'égard d'Edouard I, le rôle d'Étienne de Langion à l'égard de Jear

joua, à Jean sans Terre. Il alla si loin dans son opposition à la politique royale qu'il fut accusé de trahison en 1305 et qu'il dut aller à Rome pour se justifier. Il en revint seulement après la mort d'Edouard I.

Antoine Bek, évêque de Durham (1284-1310). Il était fila de Gautier, baron d'Eresby; il avait accompagné le prince Edouard en Terre Sainte ; il servit habilement le roi dans sa diplomatie et dans ses guerres pour la couronne d'Ecosse; mais il resta durant toute sa vie attaché au parti aristocratique et après 1298 il se brouilla avec le roi qui le persécuta.

Richard Gravesend, évêque de Londres (1280-1303).

Renouf (ou Ralph) de Walpole, évêque de Norwich (1289-1299), puis d'Ely (1299-1302). Au plus fort de la querelle entre le roi et le clergé, il fut chargé par rassemblée de Saint-Paul (14 fév. 1297) de conférer avec Edouard I qui raccueillit très mal. C'est par un acte de la volonté personnelle de Boniface VIII qu'il fut, en 1299, transféré au siège d'Ely, après l'élection contestée de deux candidats : Jean Salmon, prieur d'Ely, et Jean de Langton présenté par le roi. Salmon fut nommé évêque de Norvirich à la place de Walpole et le candidat du roi n'eut rien. La famille de Walpole était très puissante dans cette région qu'on appelait alors « l'île » d'Ely.

Thomas Button, évêque d'Exeter (1292-1307).

Gautier de Lang^on, évêque de Goventry et de Lichfield (1296-1321). Il était trésorier du royaume et resta un des meilleurs conseillers d'Edouard I, mais il se brouilla de bonne heure avec le prince héritier qui le fit jeter en

frison aussitôt après la mort du roi. Pierre de Gaveston le remplaça dans office de trésorier.

Simon, évêque de Salisbury (1297-1315). Il était né à Gand, mais il avait été élevé à Londres ; il avait le renom d'un habile théologien.

En 1300, l'évêque de Rochester était Thomas de Wouldham (1292-1317) j 1p

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