‹ Chasse et pêche au CanadaChapitre 104 sur 115 · PÊCHERIES AU SAUMON DE DES CHALEURS · texte numérisé non relu

PÊCHERIES AU SAUMON DE DES CHALEURS

jus extrayons les intéressants détails qui s de M. Mowatt, garde-pêche à Campbjltor lans Forest & Sircam, à New-York.

Oa Baie des Chaleurs e3t bornée an nord, p.aspé et de Bonaventure, c'est-à-dire, du c< e de Québec ; au sud, par le comté de Glout é de Ristigoucha, du côté d;i Nouveau-Br centmiLlesde son embouchure, en remoul it les eaux de la rivière Ristigouche. I ié possède trois rivières à saumon, d'une et deux, de moindres dimensions. Le coi ure s'enorgueillit de la Grande Cascapedi; ement connue, e» de deux autres rivière:

is considérables ; le comté de Gloncester, a îswick, compte la rivière Bath irst, ef li is que le comté de Ristigouche est arrosé | nom, laquelle se divise en deux branche; cours d'eau — la Jaquet — ; tel est le h ide famille salmonidée, de la Bais des Cha les pêcheurs (à la mouche).

Il y a cinquante ans, le saumon pris dans ces rivières, ou à leur estuaire, était salé, encaqué, vendu aux commerçants, ou expédié à Halifax ; les Indiens y étaient pour une moitié, dans ce poisson, pris au nigogue. Pas de lois de pêche en ces temps là, pour restreindre le barrage des rivières au moyen de rôts. On tendait pour le saumon dans l'estuaire de la Rietigouche, plus haut que Dalhouaie ; on ne comptait pas au delà de trente cinq stations de pêche au rêt dafts les comtés de Ristigouche et de Bonaventure. Le prix du saumon par quart : $6 à $8, offrait un trop faible encouragement; les pêcheurs établis sur les rives, se bornaient à capturer ce qui suffisait pour leur provision d'hiver seulement.

Jeune garçon, en 1837, je me rappelle l'état des choses d'alors ; les anciens se plaisaient à contraster la capture actuelle, avec les pêches merveilleuses de leur jeunesse.

De 1837, à 1857, la pêche au saumon fut incertaine, précaire même ; les meilleures années ont donné un rendement de cinquante quarts Vers 1864, le département des Pêcheries, mit en force la législation obtenue pour protéger cette industrie ; quelques amateurs de pêche à la ligne accoururent, principalement les officiers du 78e régiment ( Frasera Highlanders, en garnison à Québec). On proscrivit le nigogue; on limita l'aborigène à certaines réserves de pêche, d'abord; puis, on le mit sur le même pied que les blancs; le saumon revint. En 1871, on adopta le mode de louer à bail, les rivières à saumon. Les nouveaux détenteurs se firent fort de protéger leur propriété ; on resjjregnit le temps et les lieux pour tendre les rets ; le poisson pût remonter les cours d'eau ; les stations de pêches devinrent de valeur, se multiplièrent rapidement. Comme surintendant, je fus appelé à faire rapport sur quarante nouvelles demandes de permis, en une seule saison.

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