‹ Chasse et pêche au CanadaChapitre 51 sur 115 · WILD GOOSE— CANADA GOOSB · texte numérisé non relu

WILD GOOSE— CANADA GOOSB

Montréal, mare 18G2.

Infatigables voyageuses En troupe franchissant les mers, Sur les plages marécageuses Nous descendons du haut des airs.

Vous, qui de notre bande aîlée Avez si bien tracé l'essor, Merci ; je prends ma volée Vers la terre du Labrador.

Hommages des Oiseaux Canadiens

A. Mars aïs.

Les auteuis Européens ont honoré cet oiseau du nom flatteur de cygne Canadien. Buffon le nomme Voie-a-oravate : ce beau palmipède connu aussi en France, comme Voie du Canada et auquel notre peuple a conféré le nom bien impropre d'outarde, est fort répandu sur tout le littoral du Saint-Laurent. Une outarde, dans le vieux pays, Otie Tarda, est un échassier des plaines, un coureur, non un palmipède,

" Une cravate blanche passée sur une gorge noire distingue cette oie ; le bec et les pieds sont de couleur

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plombée et noirâtre ; la tête et le cou sont de même, noirs ou noirâtres, et c'est dans ce fond noir que tranche la cravate blanche qui lui couvre la gorge. Du reste la teinte dominante de son plumage est un brun-obscur et quelquefois, gris ; — la queue est noire. Au temps de Buffon, il y en avait plusieurs centaines sur le grand canal à Versailles, ou elles vivaient familièrement avec les cygnes ; l\ y en avait aussi une grande quantité sur les magnifiques pièces d'eau qui ornent les beaux jardins de Chantilly. Elles avaient également été introduites en Angleterre : on a réduit assez facilement à la domesticité, cette oie ; mais.ellç aime a cacher son nid, ou elle déposera de quatre a six œufs, d'un blanc sale. Le mâle, sentinelle vigilante, veille sur la famille et se montre courageux, 'féroce même contre tous ceux qui oseraient troubler la paix du foyer : il se tient debout, la tête levée, près du nid qui est placé sur la terre, entouré de roseaux et formé de joncs et d'herbes sèches; il promène ses regards attentifs sur les environs, et prête l'oreille au moindre bruit. Le renard a beau se traîner entre les herbes ; il est aperçu, battu et mis en fuite. Audubon observa trois années de suite les allures d'un de ces jars, qui avait son nid près d'un lac.

" Toutes les fois, dit il, que je venais visiter le nid de l'oiseau, celui-ci me voyait approcher avec un air d'indignation, se dressait de toute sa hauteur pour me regarder et semblait me toiser de la tête aux pieds ; puis, quand je n'étais plus qu'à quelques pas de distance, il secouait violemment la tête, et, s'élançant dans les airs, il se précipitait vers moi. Par deux fois différentes, il m'a atteint de son aile le bras droit, que j'avançais machinalement pour l'écarter, et avec une telle violence que je croyais un moment d'avoir le bras cassé ; après cette vigoureuse démonstration il revenait aussitôt vers le nid, et passait affectueusement sa tête et son cou autour du corps

de la femelle ; puis, îl reprenait, en me regardant, tude menaçante.

Les outardes sauvages se mêlent souvent aux outi mestiques. Plus d'une fois, à l'approche des premiei les paisibles cultivateurs de l'Ile-aux-Grues ont r< nue augmentation notable dans leurs bandes d' apprivoisées : ce sont des outardes sauvages qui & a elles et qui les accompagnent dans les granges sont parquées. Dès que cela a lieu, le propriétai de renfermer ensemble pour le reste de l'autoi propres outardes avec les étrangères, et au printe: vaut, il est difficile de distinguer les outardes sau' celles qui sont apprivoisées : ce fait s'est reproduit île fois à notre cou naissance.

Les outardes reviennent du nord en septem leurs jeunes que l'an nomme pirona : elles fré pendant une couple de mois, leurs anciennes i puis, vers le 1er novembre, elles dirigent leur vol ( laire vers le sud, et hivernent au Mexique, au en Pennsylvanie. Pendant le voyage, un jars forme la pointe du triangle et fend l'air pour le vol; lorsqu'il est fatigué, un autre vieux jars prend telle est la méthode de migration.

Le Cygne du Canada.

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