‹ Chassériau; 48 planches hors-texte, accompagnées de 48 notices rédigéesChapitre 39 sur 58 · L’ART DE NOTRE TEMPS · texte numérisé non relu

L’ART DE NOTRE TEMPS

Le Sabbat des Juifs, reparut au Salon de 1848, mais son sort actuel est malheureusement inconnu.

En même temps que cette importante composition, Chassériau exposait le portrait de Cabarrus,

petite-fille de M”*® Tallien et nièce de Ferdinand de Lesseps. C’est sans doute à cette toile que se rapporte une anecdote assez amusante, rapportée par M. J. Claretie. On sait que depuis longtemps, Ingres avait rompu toutes relations avec son ancien élève. A M. Haro, qui tentait un jour une réconciliation, il avait dit brusquement : « Ne me parlez jamais de cet enfant-là I » Or, chez le docteur Cabarrus, que fréquentait le Maître, mais qui était aussi un ami des romantiques, une superbe toile de Chassériau attirait tous les regards. M. Ingres, ne pouvait l’éviter, mais il ne manquait jamais de passer inexorable, en se voilant les yeux avec un des pans de sa longue redingote.

Le portrait de Cabarrus fut a la perle du

Salon )), au dire d’Arsène Houssaye, dans l’Artiste. On ne sera pas surpris cependant, en tournant quelques pages de ce même journal, de rencontrer un peu plus loin, sous la signature de Clément de Ris, une critique très sévère de cette même toile. Nous avons plusieurs fois constaté que le public, souvent déconcerté par les œuvres de Chassériau, témoignait à ses portraits |cfe femme une particulière méfiance.

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