L’ART DE NOTRE TEMPS
vent aux artistes grecs et qui ferait croire qu’ils ne comprenaient pas toute la pensée de leurs symboles, n
La toile a reparu en 1848, à l’exposition de l’Association des Artistes. Après avoir appartenu à M. Marcotte de Quivières, elle a passé récemment dans une autre collection privée.
Par la lenteur harmonieuse du geste, la douceur caressante de la lumière, le rythme et la simplification du décor, l’œuvre ouvrait la voie à bien des recherches modernes. Elle a été popularisée par une lithographie exquise, dessinée par l’artiste lui même, et que nous reproduisons ici.
Comme la plupart des peintres de son temps, Chassériau fut tenté parfois par le crayon lithographique. Il en a tiré des effets si délicats que l’on regrette la rareté de ses travaux en ce genre. Tout l’œuvre gravé de Chassériau se réduit à vingtneuf planches, parmi lesquelles on compte seulement quatre lithographies : La VÉNUS, publiée d’abord chez Bry, puis retirée chez Bertauts; Apollon et Daphné, parue dans l’Artiste en 1844 (voir notre pl. xiv), un portrait d’A. de Tocqueville et enfin La Trahison de Iago, réplique d’une eauforte du maître dans la série d’OTHELLO. Les épreuves de cette dernière lithographie sont de la plus grande rareté.