‹ Chateaubriand: études littérairesChapitre 109 sur 154 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

Elle avoit le haut de la gorge...

(Éd. Ladvocat, t. II, 4 ; — éd. Didot, t. III, p.

Les Francs s'assemblent une fois l'année, au mois de mars...

(Éd. Ladvocat, t. II, p. 20; — éd. Didot, t. III, p. 410.)

A partir de la 3* édition, après ces mots : € ... ces plaines couvertes de cendres », figure le passage suivant, qui ne se trouve pas dans les deux premières éditions :

Nous eûmes le bonheur de ne rencontrer aucune de CCS grandes migrations; mais nous trouvâmes quelques familles errantes auprès desquelles les Francs sont un peuple policé. Ces infortunés, sans abri, sans vêtement, souvent môme sans nourriture, n'ont pour consoler leurs maux, qu'une liberté inutile et quelques danses dans le désert. Mais lorsque ces danses sont exécutées au bord d'un fleuve dans la profondeur des bois, que l'écho répète, pour la première fois, les accens d'une voix humaine, que l'ours regarde du haut de son rocher ces jeux de l'homme sauvage, on ne peut s'empêcher de trouver quelque chose de grand dans la rudesse même du tableau, de s'attendrir sur la destinée de cet enfant de la solitude, qui naît inconnu du monde, foule un moment des vallées où il ne repassera plus, et bientôt cache sa tombe sous la mousse des déserts, qui n'a pas même conservé l'empreinte de ses pas...

(l-^e éd., 1. 1, p. 243 ; — cf. éd. Ladvocat, t. II, p. 22 ; — éd. Didot, t. III, p. 416.)

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