‹ Chateaubriand: études littérairesChapitre 111 sur 154 · LIVRE X · texte numérisé non relu

LIVRE X

Saisissant Velléda dans mes brasse m^ écriai avec une sorte de rage : « Tu seras aimée! »

L'Enfer donna le signal de cet hymne funeste; les Esprits des ténèbres hurlèrent dans l'abîme; les chastes épouses des Patriarches détournèrent la tête, et mon Ange protecteur, se voilant de ses ailes, remonta vers les cieux!...

{V^ éd., t. I, p. 339.)

Je me trouvai des idées inconnues, et le langage de l'Enfer s'échappa naturellement de ma bouche :

« Velléda, ne songeons plus qu'à vivre Vun pour l'autre; renonçons à nos dieux, étouffons nos remords dans les plaisirs. Pourquoi ces dieux nous ont-ils donné des passions invincibles? Qu'ils nous punissent, s'ils le veulent, des dons qu'ils nous ont faits, fai puisé dans ton sein la fureur de ton amour, et puisque la vertu nous échappe, méritons du moins les supplices de l'éternité par toutes les délices de la vie.

Telles furent mes exé"

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