‹ Chateaubriand: études littérairesChapitre 128 sur 154 · LIVRE XX · texte numérisé non relu

LIVRE XX

Dans la 1''' édition, après la phrase qui se termine par ces mots : «... si tu consens à m'écouter», figure le passage suivant, qui a été supprimé dans la 3'' édition et suiv. :

Hiéroclès prend la lille d'Homère par la main, la fait asseoir sur un siège de pourpre d'Élide, et se place à ses côtés.

I.es paroles voluptueuses qui sortent de la bouche d'un homme altéré de sang, sont horribles. L'Athée reprend bientôt le langage de la séduction, \

LES VARIANTES DES « MARTYRS »

« Idole de mon âme, pourquoi gardes-tu le silence? Pourquoi cette tôte charmante est-elle toujours voilée? Laisse-moi voir les yeux qui portent la flamme dans mon cœur. Que ta bouche divine daigne me sourire. Dis : que veux-tu? Palais, honneurs, richesses, tu auras tout. Tu peux à ton gré disposer de l'Empire maintenant, sous mes lois. Commande, et je fais tomber l'univers à tes pieds. »

{V' éd., t. II, p. 200; — cf. éd. Ladvocat, t. III, p. 133; — éd. Didot, t. III, p. 500.)

Dans la 1'*^ édition, après la phrase qui se termine par ces mots : «... et des enchantements », iîgure le passage suivant, qui a été supprimé dans la 3*^ édition et suiv. :

« Ses enchantements, dit Gymodocée, ce sont ses malheurs, son amour et sa beauté. »

« Cesse ce langage », s'écrie Hiéroclès hors de lui...

(^« éd., t. II, p. 201; — cf. éd. Ladvocat, t. III, p. 133; — éd. Didot, t. III, p. 500.)

Page 1