‹ ChateaubriandChapitre 30 sur 38 · ÉTUDE PSYCHOLOGIQUE : LES DEUX ÉPOUX · texte numérisé non relu

ÉTUDE PSYCHOLOGIQUE : LES DEUX ÉPOUX

I** L'époux : Ennui; — Pourquoi le dire incurable? — Tristesse physique. — Constitution saine, sauf en un point. — Mal héréditaire. — Le père était hypocondriaque; — Lucile aussi ; — et aussi Julie; — René ne Tétait guère moins. — La physiologie n'est pas l'ennemie de la morale. — « Mal de René », maladie véritable, — Sauvagerie de l'humeur; — taciturnité dès l'enfance. — Race, milieu, moment. — Cœur replié sur lui-môme; — plutôt subjectif qu'égoïste. — Violence de ses passions et brusque retombée sur soi. — Indépendance, âme de sa vie. — L'état le plus heureux de son humeur. — Avantages de la solitude. — Il aime la nature, mais non « jusqu'à s'y absorber ». — Nullement tenté de panthéisme. — Il parle peu et à voix basse. — Sceptique, en quel sens? — Il doute de l'avenir, et de son génie, comme de l'amour, comme de tout : — défaut capital. — Il désire avec âpreté et ne sait pas espérer. — Caractéristique de son

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désir — diaprés Sainte-Beuve; — d'après M. de Vogué. — Est-ce bien cela> — Faiblesse de cœur. — Jouissance et souvenir. — Pourquoi est-il tant Thomme du souvenir? — Émotion et larmes.

— Danger de se souvenir ainsi. — Irascibilité et rancunes. — Vive lumière sur la genèse et la subjectivité de ses œuvres. — Vivre en soi et vivre de soi ; — instinct et habitude : ^ formule de souffrance, plutôt que de suffisance et d'orgueil. — Orgueil toutefois. — Quel orgueil? — Victimes du même mal, le père, Lucile et René s'expliquent mutuellement. — La grande ressource de René fut le travail, en attendant Faction. — La psychologie de Chateaubriand dans une lettre fameuse de Joubert. — Sainte-Beuve l'admire beaucoup :

— réflexions critiques. — La contre-partie, par le même Joubert. — Détails extérieurs : la voix; — la couleur des yeux; doutes de Sainte-Beuve; — les yeux étaient bleus; — la taille; — la tête; — l'allure, les gestes, le maintien, la mise. — Grande sobriété. — Distraction et silence obstiné. — Affectation et pose ? — Non ; tristesse physique. — Ne disputoas à personne ses souffrances. — Air rude et froid. — Il le tenait de son père, de la contrainte de son enfance et de son séjour en Angleterre. — Timidité, — parfois extrême- — Horreur des disciples. — Sa conversation. — Besoin d'amitié. — Doux, bon^ gracieux, simple, gai, avec les intimes. — Gai, nonobstant l'ennui. — Mobilité de l'humeur. — La mère était très gaie. — Les deux sangs, — les deux atavismes. — « Éternelle duplicité et triplicité du cœur humain », s'écrie Sainte-Beuve. — Duplicité suffit : homo duplex. — Des deux hommes, lequel l'emportait? — Portrait des Bretons. — Le spleen de Lucile, défaillance;

— le spleen de René, stimulant. — Ce que Chateaubriand lui dut.

— Incomparable force de volonté, et persévérance des vouloirs. — Générosité des sacrifices. — Honneur. — Évidente liberté psychologique. — « Le grand secret de mélancolie. » 217

2^ L'épouse : Céleste de Lavigne-Buisson et Lucile de Chateaubriand.

— Intimité et promenades. — Le chevalier sera bientôt de retour.

— Fiévreuse attente. — Plus beau que dans ses rêves. — Mais lui ?

— Le mariage. — Il n'aime que ses chimères. — Négligent et joueur. — Il part comme émigré. — Céleste et Lucile rentrent au pays. — Remords de Lucile. — Les deux amies dans la même prison.

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— Aprè8 la Terreur. — La raison de Lucile 8*égare. — Le lien d'amitié se tend mais ne se brise pas. — Sainte-Beuve interprète sans délicatesse une lettre de Chênedollé. — Entrevue des deux époux. — M™* de Beaumont. — Le bon Joubert. — Chateaubriand résiste aux conseils de ses amis. — Dernière recommandation de M*"® de Beaumont. — Réunion définitive des deux époux 27'^

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