SCENE III
ANSELME, MASCARlLLÏi Ma scarillz.
La nouvelle a sujet de vous surprendre fbrt^ Anselme.
Etre mort de la sorte !
Mascarille.
Il a certes grand tort !
le lui sais mauvais gré d’une telle incactade l:
Anselme.
N’avoir pas seulement le tems d’etre malade!
Mascarille.
Non, jamais homme n’eut si hâte de mourir!
Anselme.
Et L<flic ?
Mascarille.
Tl se bat, et ne peut rien souffrir.
Ils s’est fait en maints lieux contusion et bosse.
Et veut accompagner son papa dans la fosse:
Enfin , pour achever , l’excès de son transport M’a .fait en grande hâte ensévelir le mort.
De peur que cet objet , qui le rend hypocondre,
A faire un vilain coup ne me l’allât semondre. Anselme.
N’importe, tu devois attendre jusqu’au soir :
Outre qu’encorc un coup j’aurois voulu le voir.
Qui tôt ensévelit bien souvent assassine ,
Et tel est cru défunt qui n’en a que la mine.
Mascarille.
Je vous le garantis trépassé comme il faut !...
Au reste, pour venir au discours de tantôt,
Eélie, et l’action lui seca salutaire.
D’un bel enterrement veut régaler son perc ,
Et consoler un peu ce défunt de son sort.
Par le plaisir de voir faire honneur à sa mort.
11 hérite beaucoup ; mais comme en scs affaires’
11 se trouve assez neuf et ne voit encor guercs;
Que son bien la plupart n’est point en ces qu.icticrs. Ou que ce qu’il y tient consiste en des papiers «
COMÉDIE. jy
H voudroît vous prier, ensuite de l’instance,
D’cxcûscr de tantôt son trop de violence.
De lui prêter, au moins , pour ce dernier devoir...»
Anselme, l’interrompant.
Tu me l’as déjà dit , et je m‘en vais le voir.