SCENE VL
ANDRÊS, LÉLIE.
L é L I £ , à Andres , qui son de la maison,
I^£MANDKz-voos quclqu’un dedans cette demeure ? A N D R :é s.
C’est un logis garni que j’ai pris tout-à-I’hcure,
A mon père, pourtant, la maison appartient.
Et mon valet , la nuit pour la garder , s’y tient.
Ancrés.
Je ne sais; I’<icritcau marque, au moins, qu’on la lous« lisez.
L É L r E , fi part , voyant l'écriteau, . • . •
Certes, ceci me surprend, je l’avoue 1 Qui diantre l’auroit mis? Et par quel intiircc.u*
ii< L ' É' T O U R D I ,
Ah ! ma foi I ie devine, à-pcu-prcs , ce que c*cst! Cela ne peut venir que de ce que j’augure.
A N s R lé s»
Peut-on vous demander quelle est cette aventure ?
Je voudrois à tout autre en faire un grand secret; Mais pour vous U n’imforte. et vousserci discret* Sans doute , l’écriteau que vous voyei paroître» Comme je conjecture , au moins . ne sauroit être Que quelque invention du valet que je di.
Que quelque ncend subtil qu’il doit avoir ourdi , Pour mettre en mon pouvoir certaine Egyptienne, Dont i’ai l’amc piquée, et qu’il faut que j’obtienneft H l’ai déjà manquée , et tnctne plusieurs coups*
Vous l’appcllet ?
Célic.
A K D R ^ s , ireniquement.
Eh ! que ne disiex-vous?
Vous n’aviex qu’à parler , je vous aurois , sans doute» épargné tous les soins que ce projet vous coûte*
L it L I E.
Quoil vous la connoîsscx ?
C’est moi, qui maintenant
Viens de la racheter.
. O discours s iirprenaoii:
Digilized by Goc^le
C O xM E D I E;
A N D R és.
Sa santé dc-part’r ne pouvant nous permettre,
Au logis que voilà je venois de la mettre;
Et je suis très-ravi , dans cc^te occasion.
Que vous m’àyicz instruit de votre intention*
Quoi ! j’obtîcndrois de vous le bonheur que j’csperc? Vous pourriez ...
A N D R É s , l'interrompant , et allant frapper à In porte de la maison.
Tout à 1 heure , on va vous satisfaire,
Que pourrai-je vous dire? et quel rcmcrcîmenc,...
A N D R K s , l'interrompant.
Non , ne m’en faites poinr; je n’en veux nullement.
Il frappe J une seconde fois , à la porte de la maiiOn, et Mas arille en sort. )