‹ Chef-d'œuvres de T. CorneilleChapitre 30 sur 66 · KÉRINE, ARIANE, PIR.IT HOU S · texte numérisé non relu

KÉRINE, ARIANE, PIR.IT HOU S

Ariane, à Nerine ,

fait ma soeur? vient-elle?

Avec quelle surprise elle va recevoir La nouvelle d’un coup qui confond mon espoir! D’un coup par qui ma haine à languir est forcée!

Madame , j’ai long-tems ....

Parle,

Où l’as-tu donc laissée ?

Néiinï.

* De tous côtés j’ai couru vainement.

On ne la trouve point dans son appartement.

Ariane.

On ne la trouve point ! Quoi ! si matin ! .... Je tremble. Tant de maux à mes yeux viennent s’otïrir ensemble Que stupide , égarée, en ce trouble importun De crainte d’en trop voit , je n’en regarde aucun. N’as-tu rien ouï-dire ?

On parle de Thésée ,

On veut que ccttc nuit , voyant la fuite aisée . • « 4

TRAGÉDIE# 7 f

Ariane.

O nuit! o trahison dont la double noirceur

Passe tout .... Mais pourquoi m’alarmer de ma sœur ?

Sa tendresse pour moi , l’intérêt de sa gloire ,

Sa vertu , tout enfin me défend de rien croire .... Cependant , contre moi quand tout prend son parti , Elle ne paroît point , et Thésée est parti. . . .

Qu’on la eherche ; c’esr trop languir dans ce supplice t Je m’en sens accablée ; il est tems qu’il finisse.

Quoique mon coeur rejette un doute injurieux ,

Il a besoin ce cœur du secours de mes yeux :

La moindre inquiétude est trop tard appaisée.

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